Au lecteur,
C'est ici un blog de bonne foi, Lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin que domestique et privée : je n'y ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont pas capable d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont eue de moi. Si c'eut été pour rechercher la faveur du monde, je me fusses paré de beautés empruntées. Je veux qu'on m'y voit en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans étude et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naturelle, autant que la révérence publique me l'a permis. Ainsi Lecteur, je suis moi-même la matière de mon blog : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc.
De Paris, ce 24. de novembre. 2003

J'écoute : de l'opéra évidemment
Je regarde : mon écran .. LOL heu parfois mon collègue de boulot
Je lis : Les Pélicans de Benoit Vallier
Je joue : avec ma ...
Je mange : trop mal selon mon nutritioniste
Je bois : de tout et meme du .. hummm
Je cite : les autres
Je pense : peu
Je rêve : toujours
(mis à jour lundi 21 septembre 2009 à 19:08)

27/09/2009

27/09/09 - 12:25

me llama Calderón de la Barca

J'ai expérimenté pour la première fois de mon existence, la même chose qu'a décrite David Cronenberg : Le rêve dans le rêve. Et comme, pour une fois, je garde une trace assez précise de ce moment onirique, je vais essayer de raconter les sentiments qui me sont venus au réveil (et juste un peu avant).

Je me trouve dans les transports en commun, je fais plusieurs choses en même temps : je lis, j'écris et je prends des notes etc... je suis un peu perdu dans mes pensées et je dois changer de train pour une correspondance, je fais ça une fois encore quand sortant du RER, je m'aperçois que je n'ai plus avec moi ma sacoche (autrement nommé baise-en-ville) qui contient toute ma vie : mes clefs, mes papiers (carte d'identité, de transport, carte bleue, etc ..), mon argent, ... bref, tout ! Je regarde alors le RER, les portes sont fermées, il démarre. Je me mets à courir derrière lui jusqu'à ce qu'il soit parti du quai.... Je m'arrête de courir, et là un sentiment de solitude et d'abandon puissant s'empare de moi. Je suis perdu et je commence à entrevoir toutes les conséquences : comment je vais faire pour rentrer chez moi ? Où vais-je dormir cette nuit puisque je n'ai plus mes clefs ? S. ne répond jamais au téléphone, ça sert à rien que je l'appelle même si c'est lui qui a mon double de clé, X. pourrait bien m'aider je pense, mais je n'ai pas son numéro en tête (mon téléphone dans mon rêve était aussi dans mon sac), bref, je suis perdu et seul au monde au milieu de 2 millions d'habitants.

angoisse

et je me réveille ... ouf, en fait ce n'était qu'un rêve, je suis dans mon lit, avec mon sac que je serre fort contre moi, tout ceci n'était qu'un rêve ... tout va mieux je m'apaise donc.

et je me réveille ... mon sac n'est pas là, il est dans mon salon, sur la chaise, je suis dans mon lit, la réalité apaisante n'était encore elle-même qu'un rêve.
L'expérience a été assez intense et le réveil réel (vraiment réel celui là ?) très proche du moment du rêve pour que je m'en souvienne encore.
Je n'avais jamais ressenti aussi clairement cette sensation de rêve dans le rêve, j'avoue que c'est vraiment la première fois qu'il m'arrive un truc pareil. D'habitude il n'y a qu'un seul palier de réalité onirique chez moi. Déjà que mes rêves sont souvent en noir et blanc, (parfois en couleur mais c'est assez rare), et encore plus rarement musicaux.
Il me souvient encore d'un rêve (en couleur et en musique) que j'avais fait il y a une dixaine d'années où je rêvais me retrouver au milieu du XVIIIe siècle, juste derrière le roi Louis XV lors d'une représentation d'un opéra de Rameau (oui, on a les rêve qu'on peut je sais ...) et nous entendons cette merveilleuse musique (ça par contre je ne m'en souviens plus et ne me souviens plus non plus d'où c'était extrait, mais le fait d'avoir entendu de la musique dans un rêve m'avait marqué à l'époque) et je me pense vers le roi et je lui dis : "c'est une bien belle musique votre majesté n'est-ce pas ?" et il me répond sans me regarder et sans tourner la tête vers moi de façon un peu dubitative et vague : "certes, certes".

En fait la plupart de mes rêves sont sans beaucoup de couleurs, plutôt avec des bruits, et surtout avec des voix. Ca parle bcp dans mes rêves, c'est impressionnant même, des vraies discussions extrêmement claires, construites et logiques. Les gens se parlent, se répondent, je parle, etc.. bref, tout s'enchaîne logiquement contrairement aux situations, événements, et surtout aux personnages que je ne distingue pas toujours. Je sens plus une présence, une personnalité, je sais que je parle à quelqu'un de bien indentifié mais physiquement je reconnais une autre personne. Les rares gens dans mes rêves dont la personnalité correspond presque toujours au physique sont ceux de ma famille : mes parents, mes grand-parents.

Après mon premier rêve à deux niveau, je me suis rendormi assez rapidement. En fait, j'ai l'impression d'être remonté à l'état de conscience de juste de souvenir de ça, et d'avoir replongé presque 30 sec après à peine.

Lors de mon second sommeil j'ai encore rêvé, et là c'est un type de rêve (qui fait toujours intervenir l'angoisse) que je fais assez souvent. J'en avais déjà raconté un à S. mais celui là est nouveau. Alors quel est ce type de rêve ? : c'est l'angoisse d'échouer à décrocher mon diplôme d'ingénieur. La plupart du temps, ce type de rêve prend la même forme : je suis à quelques heures d'un grand examens, un devoir écrit qui est particulièrement important et qui va presque déterminé l'obtention ou non du diplome. Je suis presque prèt, je regarde une dernière fois mes notes, mes cours, etc... tout semble aller bien, quand .... ARRRGG je vois que j'ai oublié de réviser tout un pan d'une matière. horreur, désastre, je n'ai évidemment plus le temps de rien faire, on va entrer dans la salle d'examens, je suis foutu, je vais pas pouvoir répondre, exam foiré, année annulée, diplome perdu ... angoisse : et je me réveille ! Tout va bien, cet examens c'était y a plus de 10 ans, je l'ai réussi haut la main, j'ai mon diplome, et un bon boulot ... apaisement.

Et bien, là, ce matin, c'était donc les même étapes finales, sauf que pour y arriver, ce n'était pas un examens ce coup ci, mais un stage. Plus étrangement, un double-stage (je devais alterner un jour un stage dans une boite où je n'étais pas à l'aise, faire qqchose qui ne me plaisais pas (-- je n'ai que ces sentiments là en souvenir de mon rêve --) et un autre jour dans un hopital où je suis une espèce d'élève médecin qui ne fait qu'ausculter les patients (-- le sentiment que j'ai en souvenir de ce rêve, c'est que je vois les gens défiler devant moi, je dis ce qu'ils ont comme problème mais je ne les soigne pas, je passe la main à un plus expérimenté--)
Je rêvais donc que je devais exécuter un stage, nous sommes à la sortie du WE, la semaine va reprendre, et je me prépare à partir de chez mes parents pour aller travailler. Je passe voir mes grand-parents pour leur dire au revoir pour la semaine qui vient, ils me demandent, deux-trois trucs, si tout se passe bien, ma grand mère me parle de mon "2eme" stage, celui dans l'hopital, et je vais retrouver mes parents. Je discute avec ma mère pour savoir si lundi c'est dans l'entreprise ou à l'hopital que je vais bosser, comme c'est un jour sur deux, et que la dernière fois j'étais à l'hopital, et bien la prochaine donc demain, c'est dans l'entreprise.
Le malaise commence à s'installer, je n'aime pas trop ce boulot, je n'y suis pas bien, qqchose ne colle pas. je passe voir mon père qui me donne les clefs de la voiture, et me presse car je vais être en retard en plus il pleut des cordes ... ça va pas être facile pour rouler. Je monte dans la voiture, mon père me presse de me dépêcher, je pars, et ce n'est plus de la pluie mais de la neige sur la route en partant de chez mes parents, je me dis qu'il faut que je conduise prudemment.
Et là, tout bascule, je repense au stage que je vais avoir à faire (je me retrouve en fait comme le premier jour du premier stage que j'ai eu à effectuer en première année d'école d'ingé), et je me dis : "mais à quoi ça sert ? mon stage est nul, il ne sert à rien, il ne sera jamais validé" et s'il n'est pas validé, j'aurai pas mon année et donc adieu le diplome, etc, la suite on la connait.

et je me suis donc réveillé à ce moment là avec l'apaisement de me dire : "mais j'ai plus besoin de tout ça, c'est de l'histoire ancienne, tout va bien maintenant"... je ne sais pas comment exprimer ce soulagement face à cette si forte angoisse et l'apaisement qui survient aussitôt, de vraies montagnes russes.


Qu’est-ce que la vie ? Un délire.
Qu’est donc la vie ? Une illusion,
Une ombre, une fiction ;
Le plus grand bien est peu de chose,
Car toute la vie n’est qu’un songe,
Et les songes mêmes ne sont que des songes.

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En lisant le blog de Greg-kun !!, j'ai découvert un truc tout bête : un jukeboxe qui lit les morceaux de musique qu'il a sélectionné ...
Pour le vrai radioblog ci dessous cliquez sur "pop-up" pour conserver la fenetre tout au long de la navigation et pour que ça marche pour tout le monde : cliquez sur POP-UP.
De plus, pour référencer tous les articles et les extraits musicaux associés j'ai écrit une page qui reprend tout ça pour ceux qui serait intéressés pour trouver la source et se procurer l'enregistrement originel.Enfin, pour ceux qui ne veulent/peuvent pas utiliser le système Flash ci-dessous, il y a une playlist M3U.

les blogs que je lis systématiquement :

Maitre Eolas

Alma Oppressa

X.

CatwoMAN

Eustazio

D'autres blogs (liste variable) :

Cyrille

Kanna

Piwilm

Les blogs que je ne lis pas assez souvent (faudrait que ça change):

Juju

b.

Divers :

Ju2.

Kazuma

Les citations :

"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.[...]
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate"


"Par moi on va à la cité dolente,
par moi on va à l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.[...]
Vous qui entrez, laissez toute espérance"

Dante, l'Enfer



L'orgueil a plus de part que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes ; et nous ne les reprenons pas tant pour les en corriger que pour leur persuader que nous en sommes exempts.
La Rochefoucaud, Maximes



Lasciva est nobis pagina, vita proba
Si ma page est lascive, ma vie est pure
Martial, Epigrammes


car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le Genre humain ensemble
in Lettre de Vauban à Louvois

Les films que je voudrais voir (c'est pas gagné) :

Eden Log

Silk

Dante01

Le Théatre (à voir ou à revoir) :

Le meilleur Professeur

Un coeur Sauvage

Lexique :

b. : un p'tit gars sympa quoiqu'un peu bizare parfois .. connu à noël 2002, revu jusqu'en aout 2003 ... maintenant marié et heureux avec son mec ...

B. mon meilleur pote hétéro, connu quand j'étais en seconde. Il est dingue d'opéra comme moi .. nous avons presque les même gouts sur tout (presque : lui il préfère les filles)

J. : un de mes (anciens) amants, maintenant exilé aux US. La perfection tant à l'extérieur qu'à l'intérieur !! pffff pourquoi y a des gens parfaits sur terre ?

Ju. : Le minet TYPIQUE. Ancien collègue de boulot de Xa.

Ro. : un ancien collègue de boulot, bcp trop beau !!! mais bcp trop hétéro :'(

Seb. : une timidité CRAQUANTE ! et adorable, le compagnon de piscine

S. : hummmm ... S. voila qqun de bien difficile ... je ressens qqchose de si bizarre avec lui (entre amour et amitié) que c'est bien l'une des rares personnes avec qui je voudrais me mettre en collocation et .. plus ?

Syl. : Un autre de mes amis !! un petit côté snobino-fashion très bien employé alié à un dosage timidite/exhubérance particulièrement bien maitrisé.

X. : L'un de mes plus anciens amis sur paris après Syl et seb. Le charme fou de l'italie

Xa. : Le pote de toutes les sorties, toujours pret à s'amuser, à faire quelque chose, la bonne humeur réincarnée.