19/11/2008Retour de longue soireeOr donc hier, j'étais parti assister à l'opéra Ezio de Gluck au théâtre de Poissy...
Je savais bien que ça ne serait pas évident de partir a temps pour attraper le dernier train de minuit en direction de Paris, mais je ne pensais pas le louper pour une raison franchement rageante !
Donc avant de parler de la fin de la soirée, parlons de son déroulement : concert EXTRAORDINAIRE !! Merveilleux Complesso Barroco (avec quelques fausses notes des cornistes, mais c'est pas grave). Des chanteurs d'exception : Prina, Hallenberg, Cencic..
Globalement le plateau vocal était au-delà de l'idyllique, il était au dessus de la perfection et de l'exceptionnel. Le problème, c'est qu'il y en a un qui a tout foutu un l'air : le ténor principal. Je dirais pas qu'il a été misérable, c'est que la plupart du temps il murmurait, et quand il ne murmurait pas, il bafouillait, et quand enfin, il essayait de chanter un peu audiblement, il chantait mal... Bref, dire que c'était a priori le seul soir pendant lequel cet opéra allait être enregistre pour Archiv (sortie vers Septembre 2009), et diffusé a la télévision sur Mezzo (courant Janvier 2009) en HD, on a de quoi être deçu.
Mais bon, ça ne nous a pas empêché de passer une excellente soirée, le problème majeur ça a été : le théâtre de Poissy, et particulièrement son directeur.
Déjà programmer le début d'un concert de 3H15 a 20H30... c'est limite mais quand en plus on perd du temps avant de démarrer pour les clowneries d'un gugusse qui se dit être directeur de théâtre.
En fait, je ne sais pas comment qualifier un pareil zigue... Il emmerde systématiquement tout le monde par un gros quart d'heure de présentation de la soirée en débitant conneries sur conneries, on faisant son intéressant (qu'il n'est même pas en plus), et le pire c'est qu'il montre qu'il ne connaît rien a rien...
Il a donc commencé par nous dire qu'on ne pouvait pas parler de Gluck sans parler de ... Marie-Antoinette. Heu ... ouais, certes si on veut, mais je vois pas le rapport et qu'on ne pouvait pas parler de Marie-Antoinette sans parler de... Mozart. Heu... ouais, mais la encore je voyais pas du tout le rapport. Il se met alors au clavecin pour jouer (enfin, essayer, car évidemment, il s'est pris les doigts dans le clavier) "ah vous dirais-je maman"... Heu ouais, mais je vois toujours pas trop le rapport avec le Ezio de Gluck la... :(
Sans transition, il continue par nous raconter que Gluck il connaît bien puisqu'il a monté les 3 orpheo : celui en français pour mezzo (sic) avec Podles, la version de vienne 1762 par Jacobs, puis la version (sic encore!! je tiens a dire que si moi j'écris parfois pas mal de conneries, toutes celles la sont issues du directeur du théâtre de poissy) Minkowski avec un ténor : celle remaniée par Berlioz ... J'ai failli m'étouffer en entendant ça.
Ensuite, il nous présente enfin la version du Ezio de ce soir, en n'hésitant pas a dire que c'était la toute première fois qu'on le représentait de nos jours et le cd serait le premier a reprendre ce concert pour la première fois en temps moderne (sic encore !!), il ne doit pas savoir qu'il existe bien un CD de cette version.... dommage.
Enfin, il nous a présenté les cadreurs de la société de prod qui filmait le concert en Haute définition Haute Qualité (sic encore !!!) (oui car lui il connaît peut-être la haute définition basse qualité), en nous disant que ce sont les meilleurs cadreurs au monde... Je veux bien croire que ces messieurs-dames étaient de très bons professionnels, et de cela je n'en n'ai aucun doute (en plus l'un des deux alliait compétence technique et beauté physique... miam), mais de la à dire que Hollywood nous les envie... ça fait un peu "too much".
Bref, toutes ces conneries pendant un gros quart d'heure qui nous ont obligé de louper le dernier train de minuit, et de devoir attendre le bus de nuit de minuit 50, arrive à St Lazare a 1H45, et a la maison après un petit moment de Velib a 2H... couche a 3H après un petit repas et la mise sur mon baladeur MP3 de mes nouveaux CD Cantates de Kraus (par Kermes) et Musique pour Amphitryon de Kraus aussi...
 13/11/2008retour de soiréeJe ne peux pas ne pas parler de l'actualité brulante, donc avant d'écrire la suite à mon voyage aux USA, je vais parler un peu de mon retour de soirée de Così fan tutte (au théâtre des champs élysées) qu'ils nous ont traduit par : "toutes les mêmes" ... je trouve ça un peu rapeux comme traduction (au moins c'est moderne), alors qu'une plus juste aurait été : "ainsi font-elles toutes".
Je soupçonne d'ailleurs les sous-titeurs d'avoir bien modernisé le texte en français pour le rendre plus actuel car je ne peux pas croire qu'en italien, dans un opéra du XVIIIe siècle on ait pu dire certaines choses que j'ai lues dans les sur-titres (ah si seulement je pouvais comprendre l'italien directement sorti de la bouche des chanteurs ... enfin, déjà pour ça, il faudrait qu'ils articulent correctement.)
Bon, alors on va faire vite pour cet opéra ultra célèbrissime : c'était inattendu, et inespéré tellement j'ai aimé ce que j'ai vu et entendu ce soir!!
Voila qui est dit :) Pour mettre un bémol à cette phrase, je ne cacherai pas que la version Gardiner reste pour moi encore inégalée.
Plus en détail : j'ai trouvé les voix masculines toutes MER-VEIL-LEU-SES !!! et plus particulièrement celles des deux protagonistes (alliées en cela à une plastique ravissante .. miam,... et comme un con j'avais encore oublié mes jumelles évidemment).
Les femmes étaient correctes, j'ai particulièrement apprécié la mezzo-soprano ! Je n'ai pas été déçu ni surpris par Veronica Cangemì, je préfère quand même Amanda Roocroft dans la version Gardiner...
Ce que j'ai particulièrement aimé c'était la mise en scène, les décors sobres, fonctionnels et intelligents (avec un merveilleux mélange de meubles Louis XV et Louis XVI comme si on s'était retrouvé dans un salon de 1790), et les costumes superbes !
Il y a juste deux choses que j'ai pas comprises dans la mise en scène : "pourquoi ils ont relevé la tenture du fond et découverts ainsi le lointain vers la fin de l'opéra ??" C'était pour matérialiser la mise à nu des sentiments et des relations ?? et "Pourquoi certains figurants/assistants au déplacement des décors avaient des micro oreillettes accrochés à leur oreille ?" C'est pour figurer la modernité de l'opéra et des propos qui y sont tenus ??
Sinon, en parlant des figurants, y avait aussi je crois un charmant petit brun ... (foutues jumelles que j'ai oubliées chez moi)...
Bon, là où ça pêche un peu, c'est encore et toujours la direction d'orchestre :( Pas de grand miracle donc... Une partie du public n'a d'ailleurs pas apprécié et l'a fait savoir par quelques huées quand il s'est présenté à la fin ...
J'ai quand même trouvé ça un peu injuste (même si on pouvait s'y attendre) car globalement j'ai TRES apprécié ce qu'il nous avait fait ce soir. Je lui reprocherai donc les mêmes choses que pour son Alcina de Haendel : à savoir ses phrases musicales asthmatiques et syncopées ... mais en bien moins grande quantité que dans son Alicna à Garnier. C'est pour ça que je trouve que n'est pas juste qu'il se soit fait huer autant en comparaison de Garnier. Fallait toutefois s'y attendre, ça ne pouvait pas être du goût de tout le monde puisque même moi j'étais parfois un peu déçu et mal à l'aise dans certains airs. Cette retenue sur la fin des phrases coupe tout plaisir lyrique. De ce côté là, je le rapprocherai presque de ce que j'ai entendu du Don Giovanni de Jacobs.
Bref, toujours quelques tics très spinosiens encore, mais ça s'améliore je trouve, on est sur une meilleure voie ! Comme disait mon instituteur de CM2 : on est sur la bonne pente et dans le bon sens...

06/11/2008Michael Tolliver a bien vieilli 1/3Or donc, comme j'ai changé de boulot, j'ai pris quelques vacances entre mon départ de mon ancienne boite, et mon arrivée dans la nouvelle.
J'ai tout fait pour (et ça a marché), avoir un mois entier sur Octobre pour pourovir partir avec S. qui avait également du temps libre à ce moment là. Nous avons donc choisi de faire l'un des voyages que nous voulions faire depuis un moment ensemble : les Etats Unis d'Amérique !
J'avais une double raison d'aller là bas, en plus du fait que j'avais envie de visiter les états-unis depuis longtemps : rendre visite enfin à mon ami Ben (et son copain), et retrouver Xa. qui a suivi son copain à San Francisco. Le voyage a donc été simple : arrivée à Columbus (Ohio), quelques jours chez Ben, départ pour Chicago, un jours ou deux là bas, et départ pour San Francisco, une semaine là bas, et retour à Paris.
Nous sommes donc arrivé à Columbus à 20H30 locale le 10 octobre.


La première constatation que nous avons pu faire (et c'était valable pour toutes les grandes villes que nous avons vues pendant notre voyage) : les "buildings" sont paradoxalement rares aux états-unis ! En fait, on en trouve qu'en centre ville, mais dès qu'on sort du centre ville bien délimité (et finalement très peu étendu -- sinon ils n'auraient pas batis de gratte-ciel--), on tombe immédiatement dans les quartiers résidentiels avec des jolies maisons à un seul étage (parfois 2 tout de même) avec le typique petit jardin à l'arrière, et la pelouse de gazon devant :
Et notamment une chose très commune aux USA en période électorale : les gens affichent clairement pour qui ils vont voter ! On trouve la plupart du temps les pancartes des deux candidats à la présidence des états-unis, mais on peut également trouver les supports pour des élections plus locales pour les représentants du comté, le juge, le shérif, le gouverneur de l'état, etc etc ...
Nous sommes particulièrement bien tombés, côté saison (l'été indien, avec une température parfaite et des couleurs qui le sont tout autant.
Ensuite nous avons souhaité voir un super marché américain. Comment ne pas aller dans le pays de la consommation de masse et ne pas visiter un temple de la consommation.
J'avais une image d'épinal (pas si fausse que ça néanmoins), d'un pays totalement fermé à la culture gastronomique des autres pays : france, italie, etc... Evidemment, il y a d'innombrables restaurants italiens, chinois, indiens, français, etc etc... Mais si les gens veulent acheter de la nourriture étrangère, j'avais toujours compris que c'était soit impossible, soit que ça coutait un prix fou. Ben nous a fait visiter deux types de marché qui ont balayé cette image : on peut sans difficulté trouver à Columbus du Gorgonzola, du roquefort, des vin de bordeaux ou de Bougogne, ainsi que d'autres fromages français que même moi je ne connaissais pas ...
Oh certes c'est rangé en plein milieu des morceaux cubiques orange fluo de shedar, mais ça a le mérite d'exister ! Finalement, tout n'est pas perdu ! Alors évidemment, je parle pas du prix : les frais d'import, les tracasseries administratives qu'il doit y avoir pour faire entrer de la nourriture pourrie au pays des chasseurs de bactéries, du tout propre et du tout sent bon ça ne doit pas être évident et ça doit bien peser sur le prix final, mais toujours est-il que ça existe.
Nous n'avons quand même pas manqué d'aller voir un "vrai" super marché, celui où s'approvisionne monsieur Simpson ! Car là bas, comme ici, les bons produits, frais et sains, existent mais ne sont accessibles qu'à des connaisseurs et des gens aisés. Il nous fallait donc voir le lieu où grande majorité des gens vont.
Il y a un terme anglo-saxon qui revient souvent quand on veut qualifier une chose qui dépasse les limites du raisonnable voir de l'acceptable : "too much" ! Ce que nous avons découvert était à chaque fois "too much" : les portions dans les resto (faut demander du small ou du médium si on a une grosse faim, mais surtout pas plus... on est bon pour l'indigestion après), la tailles des voitures, les couleurs des gâteaux et les quantités vendues (un gallon de lait par bouteille... c'est donc une bouteille de 4 litres de lait qu'on achète à la fois, idem pour les jus de fruit, le café, etc...)
On notera : 3$ pour 4 litres de jus d'orange ... pas trop cher :) Une chose amusante : la vente au détail existe encore :
Le dimanche, nous sommes allés en pleine nature car c'est une chose à ne pas rater que de voir la campagne américaine ! Les paysages du sud ouest de la france sont beaux, mais les paysages des états unis sont grands ! On ne parle pas des vastes pleines pour rien.
Nous avons fait une superbe balade à Hocking Hills state park et plus particulièrement à "Old man's cave" avec un autre ami français de Ben, puis nous sommes rentrés nous reposer après avoir parcouru pas loin de 4 miles à pieds ... ça m'a rappelé un peu le chemin qu'il faut faire à pied pour atteindre la brèche de Roland à Gavarnie.
Le lundi, nous nous sommes donc contenté de visiter tranquillement le centre de Columbus à pied, en prenant les transports en commun pour aller de chez Ben au centre. On est dans une petite ville de province (même si c'est la principale de l'état), il ne faut donc pas s'attendre à plus d'un bus par demi heure...
Nous voici arrivés au lundi soir, dernière soirée à Columbus avant de partir pour Chicago le lendemain matin. Ben et son copain étaient effrayés que nous (enfin surtout moi) persistions dans notre désir de vouloir prendre les transports en commun pour aller à l'aerport (Ben et son copain travaillaient le mardi --logique), ils auraient préféré que nous eussions pris le taxi. Mais bon 20$ de taxi (au bas mot) contre 2$ de bus, moi et mon avarice proverbiale avons vite fait le choix en face de S. assez sceptique et bien embêté.
Il est vrai qu'on avait 2 changements assez périlleux, puisque si pour une raison ou pour une autre on s'en loupait un, on pouvait dire bye bye à l'avion vu que le bus suivant n'arrivait qu'une demi heure plus tard ...
Mais tout s'est très bien passé (on s'est juste raté un arrêt, il a fallu revenir à l'arrêt précédent à pied : 10 min avec les valises...)
Nous sommes alors arrivés à Chicago le mardi à 14H pour visiter cette ville (adorée par le copain de Ben et à raison on le verra) et repartir le jeudi à 8H pour San Francisco.
La suite au prochain épisode.  |
| En lisant le blog de Greg-kun !!, j'ai découvert un truc tout bête : un jukeboxe qui lit les morceaux de musique qu'il a sélectionné ...
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De plus, pour référencer tous les articles et les extraits musicaux associés j'ai écrit une page qui reprend tout ça pour ceux qui serait intéressés pour trouver la source et se procurer l'enregistrement originel.Enfin, pour ceux qui ne veulent/peuvent pas utiliser le système Flash ci-dessous, il y a une playlist M3U.
Les citations :
"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.[...]
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate"
"Par moi on va à la cité dolente,
par moi on va à l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.[...]
Vous qui entrez, laissez toute espérance"
Dante, l'Enfer
L'orgueil a plus de part que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes ; et nous ne les reprenons pas tant pour les en corriger que pour leur persuader que nous en sommes exempts.
La Rochefoucaud, Maximes
Lasciva est nobis pagina, vita proba
Si ma page est lascive, ma vie est pure
Martial, Epigrammes
car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le Genre humain ensemble
in Lettre de Vauban à Louvois
Lexique :
b. : un p'tit gars sympa quoiqu'un peu bizare parfois .. connu à noël 2002, revu jusqu'en aout 2003 ... maintenant marié et heureux avec son mec ...
B. mon meilleur pote hétéro, connu quand j'étais en seconde. Il est dingue d'opéra comme moi .. nous avons presque les même gouts sur tout (presque : lui il préfère les filles)
J. : un de mes (anciens) amants, maintenant exilé aux US. La perfection tant à l'extérieur qu'à l'intérieur !! pffff pourquoi y a des gens parfaits sur terre ?
Ju. : Le minet TYPIQUE. Ancien collègue de boulot de Xa.
Ro. : un ancien collègue de boulot, bcp trop beau !!! mais bcp trop hétéro :'(
Seb. : une timidité CRAQUANTE ! et adorable, le compagnon de piscine
S. : hummmm ... S. voila qqun de bien difficile ... je ressens qqchose de si bizarre avec lui (entre amour et amitié) que c'est bien l'une des rares personnes avec qui je voudrais me mettre en collocation et .. plus ?
Syl. : Un autre de mes amis !! un petit côté snobino-fashion très bien employé alié à un dosage timidite/exhubérance particulièrement bien maitrisé.
X. : L'un de mes plus anciens amis sur paris après Syl et seb. Le charme fou de l'italie
Xa. : Le pote de toutes les sorties, toujours pret à s'amuser, à faire quelque chose, la bonne humeur réincarnée.
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