Fluctuat nec Mergitur
Un très bon titre pour un article fourre tout.
Déjà on va commencer par l'expression que se plait à répéter un de mes collègues quand on lui demande comme ça se passe dans mon service : "le bateau coule normalement" .. Et moi souvent de rajouter : "mais là depus hier on a pris un peu de vitesse, on va bientôt toucher le fond" .. Et après généralement mon 3eme collègue nous sort alors un remake bien senti : "la différence entre notre service et le naufrage du titanic, c'est qu'au moins pendant le naufrage du Titanic il y avait de la musique".
Tout ça pour dire que mardi dernier le navire à touché le fond, et l'eau à commencé à envahir le batiment. Plus prosaïquement, en fait, un technicien de la clim travaillait dans le bureau à côté du notre sur les conduites d'eau de la clim de l'immeuble quand, (pour quelle raison ?), une vanne a sauté, et l'eau des canalisations de l'immeuble s'est déversée dans notre étage ... on a eu droit à un magnifique dégat des eaux !

Nos collègues ont alors déboulé en hurlant dans notre bureau : on est innondé !! Nous sommes alors allés voir ce qu'il se passait, et quand nous avons vu la douche que se prenait le technicien de la clim qui essayait de couper les vannes d'eau, nous sommes alors allés vers le compteur électrique pour couper le jus dans le bureau innondé ... Et là ... des miliers de boutons et de disjoncteurs ... Mon collègue et moi commençons à paniquer car il ne fallait pas éteindre tout et n'importe quoi, car il y a deux salles machines (dont certains serveurs non ondulés). Nous n'avons pas eu plus de 5 secondes à réfléchir que .. CLAC ... un disjonteur s'est déclanché .. bon, ben finalement, on a vu lequel il fallait éteindre et la nature s'en est chargée pour nous.
Cette histoire de bateaux qui coulent en emportant avec eux les trésors dont ils étaient chargés, ça m'a fait pensé à un site de merveilles musicales que m'a présenté mon cher G. Ce
site permet de sauver de l'oubli des concerts diffusés en Live et jamais enregistrés. Il suffit de s'y inscrire et on a accès à une formidable discothèque où on peut récupérer des merveilles comme Scylla et Glaucus de Leclair par Rousset, Marc antoine et Cleopatre ou Attilio Regolo de Hasse ou alors Devidde penitente de Mozart par Harnoncourt et Invernizzi ! Que du bonheur donc ! J'aurai notamment pu, grâce à ce site, récupérer une version de l'Opera Seria de Gassmann avec un son enfin potable.
Les bateaux coulent mais les corps flottent, c'est ce qu'avait découvert Archimède, S. et moi sommes donc allés expérimenter cette poussée à la piscine hier après midi ... Mon dieu que de physiciens il y avait dans l'eau ! Et que d'observateurs il y avait allongés partout autour ! J'ai pu quand même faire quelques longueurs avant que les lignes d'eau ne soient enlevées pour laisser place à une multitude de jeunes scientifiques venus faire l'expérience de cette force merveilleuse.
J'avais apporté avec moi un magazine hebdomadaire qui ventait les mérites de certains resto parisiens (et ailleurs en province). Avec S. nous avons finalement décidé d'aller en essayer un : le Kai 18, rue du Louvre. Discret petit restaurant japonais très chic, qui proposent des vrais plats japonais (la clientèle japonaise dans la place confirmant le fait que c'est VRAIMENT de la bouffe du japon qu'on mange là) ainsi qu'une invention de leur part : le foie gras cuit au blanc d'oeuf et jus de poulet : à se tordre de plaisir tellement c'est bon (mais chaud !! )
Le restaurant est petit et comme nous n'avions pas réservé (tu m'étonnes, deux heures avant on ne savait même pas qu'on allait aller dans un resto chic en pentacourt sans sous-vêtements dessous ... c'est tellement plus agréable de laisser danser les valseuses), on nous a mis à la grande table rectangulaire de 12. Tout se passait bien jusqu'à ce qu'on finisse le repas en tête à tête avec le président de l'assemblée nationale himself et sa bombasse de fiston ! Moi personellement j'était pas gêné, mais S. a failli s'étouffer en le voyant débarquer et s'assoir en face de lui. Moi j'avais droit à son fils en face de moi, mais j'étais pas déçu ... miam !
Après ce repas, nous sommes partis au sun city et pendant la balade à pied pour s'y rendre, j'expliquais à S. que ce WE qui venait, ça ne sera pas en bateau sur l'eau, mais en train dans un tunnel que j'irai à Londres.
En effet, mon très cher J.; que sa boite à envoyé bosser à Londres pour 6 mois en lui payant l'appart, me permet de venir le retrouver quelques WE d'ici la fin de l'année. Ni une, ni deux, j'en profite déjà et je finirai le mois de juillet à Londres !
A mois les petits anglais ! Je recherche intensément des lieux équivalents à Sun City (ou au regretté Univers Gym), et à l'Impact ! Avis donc aux connaisseurs du milieu de la capitale de la perfide Albion.
Comme tout se finit toujours par des chançons, et qu'à force de parler de bâteau, on ne pouvait pas ne pas parler des éléments qui se déchainent avec fureur, je propose donc un air du bel opéra : Il figlio delle selve de Holzbauer. L'extrait que je laisse
ici provient d'un bien meilleur enregistrement que celui que j'avais jusqu'à présent !
25/07/06 - 00:17
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L. (visiteur)