Au lecteur,
C'est ici un blog de bonne foi, Lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin que domestique et privée : je n'y ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont pas capable d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont eue de moi. Si c'eut été pour rechercher la faveur du monde, je me fusses paré de beautés empruntées. Je veux qu'on m'y voit en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans étude et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naturelle, autant que la révérence publique me l'a permis. Ainsi Lecteur, je suis moi-même la matière de mon blog : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc.
De Paris, ce 24. de novembre. 2003
J'écoute : de l'opéra évidemment Je regarde : mon écran .. LOL heu parfois mon collègue de boulot Je lis : Les Pélicans de Benoit Vallier Je joue : avec ma ... Je mange : trop mal selon mon nutritioniste Je bois : de tout et meme du .. hummm Je cite : les autres Je pense : peu Je rêve : toujours (mis à jour lundi 21 septembre 2009 à 19:08) |
25/04/2006petites lachetés quotidiennesDans la catégorie des choses dont je ne suis pas franchement fier, il y a une chose qui me torture particulièrement.
Que serait ce blog dont la mission première est de dépeindre mes travers et mes vices si je ne racontais pas justement mes petites lachetés quotidiennes, les choses que je n'ose pas faire, celles que j'ai peur d'affronter, bref, partout où l'humain se révèle faible, misérable, sale, et moche ! et peut-être plus si inintéressant et superficiel que ça.
J'en avais déjà évoqué une il y a quelques temps où je me suis révélé incapble de rectifier la vérité et la réalité concernant mon augmentation puisque tout le monde croit j'ai eu 2% comme tous alors que j'ai quand même eu 5% ... J'ai pas été foutu d'avoir le courage de leur dire que finalement ce n'était plus ça.
Et bien un autre travers s'est rappelé à nouveau à moi ce soir dans le métro. Peut-être qu'à la manière de Rousseau qui dans ses confessions livre au compte goute ses égarements, ses lachetés, ses fautes pour mieux arriver à se faire pardonner l'impardonnable, et avouer ce pour quoi il a réellement écrit son livre : "dire, et demander pardon d'avoir abandonné ses enfants", j'arriverai peut-être à raconter toujours un peu plus moi aussi ...
En attendant voici donc le genre de lacheté que je déteste en moi : combien de fois il m'arrive de voir que quelqu'un perd une chose -- un mouchoir, une stylo, une petite boite, etc .. -- qu'il remet mal en poche, qui dépasse de son sac et tombe, etc .. et que je n'ose pas, ne veut pas, n'ai pas le temps de signaler à la dite personne et qui s'en va sans remarquer ce qu'elle a perdu !
Oh évidemment je pourrai soulager ma conscience en me disant que ce qui a été perdu n'était pas bien important, que les autres l'ont peut-être remarqué eux aussi et n'ont pas plus dit que moi à son propriétaire ce qu'il perdait. Mais ça ne me console pas, au contraire.
Or donc, ce soir, dans le métro un gars courait, il tourne pour monter les escaliers quand il laisse échaper de sa poche une espèce de petite boite souple ... Je n'ai même pas le temps de réagir qu'il est déjà en haut des marches, il aurait presque fallu que je ramasse ce qu'il avait tombé que je courre après lui et que je gueule un : " Monsieur, vous avez tombé qqchose" ...
Et ben j'ai pas osé !
Alors ce que normalement on devrait faire dans ces cas si on n'ose pas se lancer à la poursuite de l'autre, c'est au moins de ramasser ce qu'il a perdu et le rapporter à un agent RATP ...
Et ben j'ai pas osé !
Ca m'a rendu malade tout le reste du trajet de voir que je n'étais pas capable de faire ça !
Et ben j'ai pas osé revenir sur mes pas pour le faire !
Le pire, c'est que je pourrais dire : "mais moi j'ai déjà perdu des choses, et personne ne m'a averti" et ben même pas ! J'ai déjà perdu des choses dans le métro, et on m'a déjà poursuivi pour me le rapporter ou au moins m'avertir.
Bref je me dégoute moi même quand je suis comme ça. L'avant dernière fois que ça m'était arrivé, je m'étais promi que je dirai qqchose à la personne. Et donc la dernière fois que j'ai assisté à ce genre de chose, j'ai donc décidé de le dire à la personne, quand un autre me grille la priorité ... pas de pot !
Je cherchais absolument une transition pour introduire les deux airs que j'ai envie de poster maintenat, mais je n'en trouve pas !
Je pourrai dire pour le premier air que sa première partie ressemble à mon état d'ame assez mélancolique avant que le moral ne remonte et explose à nouveau comme le fait le chanteur.
Je pourrai dire que le deuxième air représente aussi bien ce que j'ai envie de dire : "Là tu vedrai qui sono, no, non ti parlo invano." (Là bas tu verras qui je suis vraiment, non, je ne parle pas vainnement".
Ces deux extraits sont tirés du merveilleux opéra Giulio Sabine de Giueppe Sarti !
Compositeur très peu connu au rapport immense qu'il a pourtant apporté au tournant de la fin du XVIIIe siècle dans la stylistique opératique ! Pour dire à quel point il avait marqué les esprits, les petits compositeurs de l'époque n'hésitaient pas à le citer dans leurs propres ouvrages en référence comme un illustre inconnu nommé Mozart dans son opéra Don Giovanni !
Pour dire à quel point j'ai été admiratif en écoutant cet opéra, je l'ai écouté intégralement deux fois en boucle ! Je sais que mon cher hote suisse (qui m'a fait découvrir cet opéra, ce pour quoi je lui suis TRES reconnaissant) déteste à en gerber le ténor, mais au moins nous avons un point commun d'entente qui est la bombe scénique Sonia Prina qui reprend le role titre du Castrat de cet opéra.
Je laisse donc découvrir ici l'air du ténor par Giuseppe Filianoti et là l'air du castrat alto chanté par Sonia Prina tous accompagnés par L'accademia Bizantina et dirigés par Ottavio Dantone !
C'est FA-BU-LEUX ça au moins ! ça relèvera de la noirceur de mon ame ce soir.  |
| En lisant le blog de Greg-kun !!, j'ai découvert un truc tout bête : un jukeboxe qui lit les morceaux de musique qu'il a sélectionné ...
Pour le vrai radioblog ci dessous cliquez sur "pop-up" pour conserver la fenetre tout au long de la navigation et pour que ça marche pour tout le monde : cliquez sur POP-UP.
De plus, pour référencer tous les articles et les extraits musicaux associés j'ai écrit une page qui reprend tout ça pour ceux qui serait intéressés pour trouver la source et se procurer l'enregistrement originel.Enfin, pour ceux qui ne veulent/peuvent pas utiliser le système Flash ci-dessous, il y a une playlist M3U.
Les citations :
"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.[...]
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate"
"Par moi on va à la cité dolente,
par moi on va à l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.[...]
Vous qui entrez, laissez toute espérance"
Dante, l'Enfer
L'orgueil a plus de part que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes ; et nous ne les reprenons pas tant pour les en corriger que pour leur persuader que nous en sommes exempts.
La Rochefoucaud, Maximes
Lasciva est nobis pagina, vita proba
Si ma page est lascive, ma vie est pure
Martial, Epigrammes
car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le Genre humain ensemble
in Lettre de Vauban à Louvois
Lexique :
b. : un p'tit gars sympa quoiqu'un peu bizare parfois .. connu à noël 2002, revu jusqu'en aout 2003 ... maintenant marié et heureux avec son mec ...
B. mon meilleur pote hétéro, connu quand j'étais en seconde. Il est dingue d'opéra comme moi .. nous avons presque les même gouts sur tout (presque : lui il préfère les filles)
J. : un de mes (anciens) amants, maintenant exilé aux US. La perfection tant à l'extérieur qu'à l'intérieur !! pffff pourquoi y a des gens parfaits sur terre ?
Ju. : Le minet TYPIQUE. Ancien collègue de boulot de Xa.
Ro. : un ancien collègue de boulot, bcp trop beau !!! mais bcp trop hétéro :'(
Seb. : une timidité CRAQUANTE ! et adorable, le compagnon de piscine
S. : hummmm ... S. voila qqun de bien difficile ... je ressens qqchose de si bizarre avec lui (entre amour et amitié) que c'est bien l'une des rares personnes avec qui je voudrais me mettre en collocation et .. plus ?
Syl. : Un autre de mes amis !! un petit côté snobino-fashion très bien employé alié à un dosage timidite/exhubérance particulièrement bien maitrisé.
X. : L'un de mes plus anciens amis sur paris après Syl et seb. Le charme fou de l'italie
Xa. : Le pote de toutes les sorties, toujours pret à s'amuser, à faire quelque chose, la bonne humeur réincarnée.
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26/04/06 - 11:29
Sublimes ces airs !
Au fait, et si quelqu'un perdait quelque chose dans un lieu où on a envie de faire des rencontres et de lui courir après, autant de "timidité" ? :-D
Kigou (visiteur)