amadis

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Le 28/12/2012 à 14:15
Or donc, ceux qui suivent mon blog (les fous) auront (j'espère) compris que j'avais déserté les lieux depuis pas mal de temps maintenant. Mille raisons à cela et, parmi celles ci, j'en vois deux ou trois fort bonnes : plus rien à raconter sur ma vie (ça c'est un peu moins vrai depuis quelques mois, mais passons), plus assez de temps, plus trop envie d'écrire (pas assez de temps non plus), des choses un peu trop "trashes" que je ne peux décemment pas raconter les faits ici ; bref, j'ai quitté les lieux. Il y a aussi un autre événement majeur qui m'a poussé hors les murs (et surtout à n'y plus revenir) : l'arrivée de Free Mobile ! On sait (d'après le gouvernement, les syndicats et la quasi totalité des gens bien (dés)informés) qu'ils sont responsables du chômage en France, de la dégradation de l'économie mondiale, des prix trop bas, d'un pouvoir d'achat trop en hausse, et je pense que si on gratte bien on devrait trouver aussi qu'ils sont responsables de la faim dans le monde et du fait que l'apocalypse n'a pas eue lieu... MAIS ! l'arrivée de Free mobile n'a pas causé que ces menus désagréments de rien du tout, elle a aussi causé l'horrible et effroyable perte de mon blog ! (ça c'est vraiment grave !) pourquoi ? parce qu'à cause de ces diables, autrefois je payais 15€ par mois pour une heure de communication (sans aucun sms, si j'enoyais un sms à 13c l'unité, c'était décompté sur mon temps de parole) et que maintenant tjs au même prix (enfin, 99c de plus à vrai dire : oui, j'ose le dire : Free m'a fait perdre du pouvoir d'achat), j'ai désormais un forfait téléphonie illimité, 3Go d'internet (bon ok, quand le réseau passe, mais attendons patiemment 2013 : ça va changer, -- oui oui, la fin du monde c'était bien en 2012, un monde nouveau arrive en 2013) En conséquence donc j'ai enfin pu me mettre sur cette merveille de crétinerie (ça c'est pour faire snob que je dis ça, parce que si on dénigre pas un truc populaire on est un couillon dans les hautes sphères de l'intelligentsia parisienne -- à laquelle je n'appartiens pas, mais on peut tjs rêver ..) de FaceBook pour raconter à la terre entière (qui s'en contre fou, mais pas moi) à quelle gare je prends le train et pour quelle destination (alors que la seule chose qui intéresse le monde, c'est de savoir si je suis en première classe ou non, assis en face ou à côté d'un super beau garçon ou d'une vieille qui pue ou d'un vieux qui fait la gueule) (J'adore m'écouter parler et relire mes phrases de 6 lignes de long) Il est donc évident que je n'inviterai que les personnes qui me sont à coeur (et à cul) sur mon espace de rêve (dont ils rêvent !) pour lire la suite de mes aventures si (pas) trépidantes. En attendant je lache ici un (pet ... it) morceau de musique pour l'une des dernières fois (enfin, peut-être pas, mais faudra pas s'attendre à un tous les deux ans :). J'ai en effet eu l'agréable plaisir d'assister à la représentation de l'artaserse de Vinci, où non seulement j'ai eu plaisir à écouter les récitatifs ! (moi !! aimer les récitatifs ! on n'aura jamais vu ça) ! mais surtout à écouter le toujours terrible et sublime Franco Fagioli et le dernier air du premier acte !! J'ai découvert ce terrrrrrrrrible contre ténor dans l'enregistrement Ezio (1764) de Gluck où il chante un air d'un façon telle que ça m'a toujours émerveillé ! Gluck, comme on le sait était le plus grand voleur/copieur de musique après Haendel :) Il s'est auto volé/copié des milliers et millers de fois, à croire qu'il n'a écrit qu'un seul opéra et toute sa vie a repris le même. Je plaisante mais on n'en n'est pas loin. En effet, l'air d'Ezio était déjà présent dans Il trionfo di Clelia que l'on peut entendre ici par... (à compléter) Repris donc par ce merveilleux contre ténor dans l'Ezio refait pour Vienne en 1764 et que l'on peut entendre ici. Que j'avais déjà posté dans cet article. Inutile de dire donc que depuis j'assiste avec grand bonheur à tous les concerts où je peux l'entendre à Paris. Retour donc sur le dernier concert en Décembre ! L'ouverture était déjà très bien, le premier acte un peu longuinet mais il se cloturait par un air tellement exceptionnel que j'en suis resté tourneboulé ! On peut l'écouter ici. Imaginez donc en l'écoutant qu'à l'époque c'était l'extraordinaire castrat Carestini qui tenait ce rôle !
Le 08/10/2010 à 18:49
Hier soir en rentrant chez moi, j'ai reçu la lettre suivante de la société qui gère l'immeuble pour le compte du proriétaire : Monsieur, Je vous remercie de bein vouloir me contacter dans les plus brefs délais 01 ...... au sujet de votre logement. Veuillez agréer, Monsieur, l'expression de mes salutations distinguées. Simple, clair, net et précis ... J'ai donc appelé ce midi me doutant un peu de ce qui allait m'être dit et j'ai bien eu confirmation de mes peurs : dehors ! Bon, c'était pas si violent évidemment, en plus le bail n'est pas encore à son anniversaire donc rien de pressant pour l'instant, c'est même au contraire pour éviter de me prendre au dépourvu et au dernier moment qu'ils se laissent le temps d'en discuter avec moi, et même pourraient me proposer un autre appart si ça me convenait... On va donc voir, même si je doute grandement de la chose, je sens que je suis bon pour rechercher un nouvel appart :( Dommage je l'aimais bien mon appart avec ses 3m30 de hauteur sous plafond, ça c'était du luxe !
Le 28/06/2010 à 13:35
Je savais que je n'avais plus d'envie de m'occuper de mon blog, mais je m'aperçois qu'en un an je n'ai écrit que 12 articles. Ca frise l'abandon complet. Il faut dire que sentimentalement tout va toujours bien, professionnellement c'est un pied d'enfer (c'est pas le paradis hein, ça ne l'est dans aucune boite sur terre...), mais tout va globalement bien : mes collègues sont super, l'ambiance du tonnerre de dieu, la rémunération excellente (surtout pour le ratio stress-responsabiliés-emmerdes) , et le cadre de travail (pour l'instant) parfait (prions pour qu'on ne déménage pas encore). Donc forcément avec tout ça, je n'ai plus grand chose à raconter. Hier, je suis allé au "concert des fierté" (je trouve le nom horrible, tout comme marche des fiertés, je préfère encore nommer ça gay pride, et donc parler de concert du lendemain de la gay pride :)) sponsorisé par le choeur gay podium paris que j'avais découvert l'année dernière et que j'apprécie toujours autant. Ils avaient invité un choeur étranger : le Manchester Lesbian and Gay Choir et un choeur qu'ils avaient déjà invité l'année dernière : Pélicanto de Strasbourg. qui m'avait enchanté par leur petite surprise chorégraphiée à la fin de leur spectacle, et là cette année, ils ont remis ça ! Trop content j'ai sorti mon téléphone pour en garder une trace : Malheureusement, la qualité video ne leur rend pas justice, et en plus, je ne sais pas pourquoi, la première minute est toute pourrie comme si mon téléphone avait eu du mal à s'initialiser... donc faudra se contenter de peu sur ce coup là
Puis retour sur Podium paris dont j'ai enfin pu capter l'interprétation du Happy Together des Turtles :
et comme je ne m'en lasse pas, j'ai aussi capté le "It's Raining Men" des Wethear Girls
Le 30/05/2010 à 17:23
Une fois n'est pas coutume, je vais faire la publicité d'une ... publicité. J'ai trouvé que le sujet de l'homosexualité est amené avec tact, douceur et d'une finesse que le soir où je l'ai vue à la télé il m'a fallu une bonne minute à me demander si j'avais bien compris ce qu'il fallait comprendre. Surtout que je n'avais pas écouté le début de la pub et je ne savais pas à qui il parlait au téléphone le gamin ... très bien vu en tout cas.
Le 25/04/2010 à 12:50
Voici enfin les derniers théâtres parisiens (et extra parisiens pour le CMBV), qui nous offrent leur saison 2010-2011 On va faire rapide avec l'opéra de paris, il n'y a qu'un concert, mais avec quel metteur en scène !! Laurent Pelly et sa troupe pour un Giulio Cesare de Haendel fin janvier 2011. Tout aussi rapide avec le Chatelet : un seul concert : Rossini avec Spinosi. De même le CMBV, on va faire assez rapide, car je n'ai relevé qu'un ou deux concerts vraiment intéressants pour moi, même si le reste de la saison n'est pas mal, mais trop centré sur le tournant fin XVIIe, début XVIIIe siècle à mon goût. Enfin, et non des moindres : l'opéra comique qui est moins intéressant pour moi cette saison que les deux précédentes, mais qui reste tout de même pas mal. 06/11/10 Favart : airs d'Armide de Lully, Haendel, Haydn par Salomé Haller et l'Orchestre Français des Jeunes Baroque dirigés par Paul Agnew 28/11/10 CMBV : Grands motets de Campra, Bernier, Lalande, Gervais par les Agrémens dirigés par Guy van Waas 04/12/10 CMBV : Les petits riens de Mozart et Don juan de Gluck par Les siècles dirigés par François-Xavier Roth 09/12/10 Favart : Airs et suites de Dardanus de Rameau par l'orchestre Pygmalion dirigés par Raphaël Pichon 17/01/11 Garnier : Giulio Cesare de Haendel par Le concert d'astrée dirigés par Emmanuelle Haïm 24/01/11 Chatelet : Le barbier de Séville de Rossini par L'Ensemble Matheus dirigés par Jean-Christophe Spinosi 07/03/11 Favart : Cendrillon de Massenet par les musiciens du louvre-Grenoble dirigés par Marc Minkowski 14/03/11 Favart : Cendrillon de Laruette par l'Ensemble Les Monts du Reuil 07/04/11 Favart : Le Freischütz de Weber-Berlioz par l'Orchestre Révolutionnaire et Romantique dirigés par John Eliot Gardiner 12/05/11 Favart : Atys de Lully par les Arts Florissants dirigés par Willam Christie 14/05/11 Favart : Atys travesti de Carolet par Les Menus-Plaisir du Roy dirigés par Jean-Luc Impe 24/06/11 Favart : Les Brigands d'Offenbach par Les Siècles dirigés par François-Xavier Roth
Le 01/04/2010 à 23:40
La grande soeur de la salle pleyel nous a déjà gratifié de sa nouvelle saison il y a quelques jours déjà, mais je suis tellement fainéant que je n'ai pas écrit les deux ou trois concerts que j'allais voir là bas. Et pourtant ! Ils sont assez importants pour être signalé donc voici ce que je vais voir à la cité de la musique : 24/03/11 Cite-musique : Cleofide de Hasse par Il seminario musicale dirigés par Gérard Lesne 06/04/11 Cite-musique : Naïs de Rameau par La simphonie du Marais dirigés par Hugo Reyne Il y aurait bien d'autres concerts qui pourraient m'intéresser comme the indian queen de Purcell ou Aci, Galatea e Polifemo de Haendel par les arts florissants ou Bellerophon de Lully par les talens lyriques ou même l'intégral des symphonies de Beethoven par La chambre philharmonique mais bon, je verrai au dernier moment.
Le 24/03/2010 à 23:47
En fait, ça ne fait que commencer ? quoi donc ? la nouvelle direction artistique du théatre des champs élysées .. Changement d'équipe, changment de style, finies les pré-réservations d'un bout de la saison puis après de l'autre bout 3 mois plus tard, maintenant, l'intégralité de la saison est accessible dès le début du mois de Mars. En conséquence voici ce que j'ai retenu qui m'intéressait au point que j'irai : 11/10/10 TCE : Lodaïska de Cherubini par Le cercle de l'harmonie dirigés par Jérémie Rhorer 19/10/10 TCE : Le carnaval de Venise de Campra par Le concert spirituel dirigés par Hervé Niquet 21/10/10 TCE : Récital Haendel, Albinoni, Vivladi par Max Emmanuel Cencic et I Barocchisti dirigés par Diego Fasolis 09/11/10 TCE : Orlando de Haendel par le Concert d'Astrée dirigés par Emmanuelle Haïm 29/11/10 TCE : Alcina de Haendel par Les musiciens du Louvre dirigés par Marc Minkowski 13/10/10 TCE : Récital Mozart et Haydn par Patricia Petibon et Il giardino armonico dirigés par Giovanni Antonini 15/12/10 TCE : Récital Rossini par Vivica Genaux et Kammerorchester Basel dirigés par Attilio Cremonesi 12/02/11 TCE : Teseo de Haendel par Les Folies Françoises dirigirés par Patrick Cohën-Akenine 12/03/11 TCE : Orlando Furioso de Vivaldi par Ensemble Matheus dirigés par Jean-Christophe Spinosi 30/03/11 TCE : Grands Motets de Rameau et Mondonville par Le Concert d'Astrée dirigés par Emmanuelle Haïm 26/04/11 TCE : La scala di seta de Rossini par La Grande Ecurie et la chambre du Roy dirigés par Jean-Claude Malgoire 28/04/11 TCE : Farnace de Vivaldi par I Virtuosi delle Muse dirigés par Stefano Molardi 30/04/11 TCE : Magnificat, Gloria et Nisi Dominus de Vivaldi par le concert spirituel dirigés par Hervé Niquet 09/05/11 TCE : Récital Hommage à Farinelli par Ann Hallenberg et Les Talens Lyriques dirigés par Christophe Rousset 23/05/11 TCE : Ariodante de Haendel par Il complesso Barocco dirigés par Alan Curtis 20/06/11 TCE : l'Enlèvement au Sérail de Mozart par Das Neue Orchester dirigés par Christoph Spering 21/06/11 TCE : Idomeneo de Mozart par Le Cercle de l'Harmonie dirigé par Jérémie Rhorer 28/06/11 TCE : La finta giardiniera de Mozart par Academy of Ancient Music dirigés par Richard Egarr
Le 10/03/2010 à 23:36
mais si si, je suis toujours là ... Oh évidemment je n'ai plus aucune envie d'écrire dans ce blog, et surtout plus aucune motivation, mais bon quand il s'agit de la nouvelle saison musicale je fais un petit effort. On commence par la Salle Pleyel qui est la première à ouvrir le bal à ma connaissance en livrant sa saison sur le net ici. J'ai retenu ceci : 27/09/10 Pleyel : Così fan tutte de Mozart par Freiburger Barockorchester dirigés par René Jacobs 23/10/10 Pleyel : Ouverture et symphonie 3 de Schumann et Double concerto de Brahms par Orchestre Révolutionnaire et Romantique dirigés par John Eliot Gardiner 15/01/11 Pleyel : Suites de danses de Rameau par Le Concert des Nations dirigés par Jordi Savall 11/02/11 Pleyel : La création de Haydn par Le Concert Spirituel dirigés par Hervé Niquet 06/03/11 Pleyel : Anacréon et Pygmalion de Jean-Philippe Rameau par Les Arts Florissants dirigés par William Christie 09/04/11 Pleyel : La Résurrection de Haendel par Concentus Musicus Wien dirigés par Nikolaus Harnoncourt
Le 24/11/2009 à 23:15
J'étais tranquillement en train de discuter avec quelques contacts sur msn chez moi, quand j'entends sonner à l'interphone .. étrange, j'attendais personne, en plus je rentre d'un plan cul, j'ai plus aucun force, ça serait con qu'un petit choupinou vienne sonner chez moi et que je ne puisse pas l'honnorer (c'était ce que j'avais en tête quand j'arrivai à l'interphone) Je décroche l'interphone ... rien. Je me dis : "pffff, encore une farce, forcément, personne veut d'un gros moche, ça m'aurait étonné, ça n'arrive que dans les meilleurs documentaires animaliers ce genre de chose; où une caméra discrète filme les premiers amours de jeunes hommes tous frais sortis de l'enfance...) bref, je m'égare Je raccorche, et j'entends qu'au même moment, les interphones de mon voisin de palier et de celui du dessus sonnent .... Oui, décidemment, c'était bien une plaisanterie, ou alors est-ce la bande de jeunes garçons, amis du petit copain (une pure bombasse celui là) de la fille du dessus ?? Je n'ai pas le temps de me retourner (ça n'arrive pas souvent d'ailleurs) que j'entends des voix, de l'agitation dans la cage d'escalier, des mecs montent quatre à quatre les escaliers, je regarde par mon judas (il est très ouvert le mien), je distingue des uniformes de police ... Ca parle fort, ça hurle même au 3eme, et je distingue la fille des voisins du dessus justement, en pleurs qui entre ses larmes essaie d'articulier des : "je sais pas ce qu'elle a pris ... elle a parlé d'alcool, de médicaments ... " les flics commencent à mettre un peu d'ordre dans tout ça, essaient d'interroger le père de la fille (et accessoirement le mari de la bonne femme) ... je commence à comprendre, je crois que la voisine du dessus s'est foutue en l'air à coup de médoc, alcool, et quelques mélangent pas bon ... ou alors est-elle une victime foudroyée de la grippe à Roselyne ? J'avoue que je pencherais bien pour le suiccide, parce que je me mets à sa place, et supporter un connard de mari comme le sien, ça doit pas être une sinécure ! On entend déjà les sirènes des pompiers, quelques minutes plus tard, ils sont là... Ca n'arrête pas de crier : "madame ! gardez les yeux ouverts, madame, ne vous endormez pas !! vous avez pris quoi ? " et les flics de questionner l'autre gros con de mari qui répond (toujours de sa voix trainante de gros beauf) : "bah je sais pas quoi ... comment vous voulez que je sache" (limite s'il parle pas d'une inconnue) 45 min plus tard tout s'est calmé dans l'immeuble ... vu que je n'entends plus la gamine pleurer, elle doit être encore en vie la bonne femme ... Que ça fait du bien d'être cynique un peu ... ça me défoule, après tout ce que je vis au boulot, enfin un exutoire ! (Ceci dit, je suis hyper content de mon boulot, de ma boite, de mes collègues... comme disait madame Bonaparte mère : Pourvous qué ça doure ! )
Le 05/10/2009 à 18:13
C'est une autre race que le lapin .. On connait tous le lapin : il reste dans son terrier, et toi grand chasseur, tu vas sur le champ ou dans la forêt avec ton fusil, tu attends, et il ne sort pas de son trou... et tu t'en vas sans avoir tiré une seule fois. Moi je viens d'avoir droit à un lièvre ce midi. En fait, la différence avec le lapin, c'est que lui, il sort de son terrier, il te passe devant, sous le nez, et cour très vite pour que tu ne l'attrapes pas. Alors, comment ça se passe dans la vraie vie ? Simplement, le mec te donne rendez-vous à une station de métro, il te demande ton numéro de téléphone (il t'appelle en numéro masqué), vous vous parlez, vous convenez de l'heure et du lieu... ok, tout va bien. Tu arrives pile à l'heure, tu attends un peu, ton téléphone sonne : Chasseur : Allo ? Lièvre : Salut, Chasseur : Salut Lièvre, : t'es où là ? Chasseur : juste dans le hall de la station de métro, il pleut des cordes, je vais sortir Lièvre : ok, tu sors ? j'arrive alors et là, tu attends, tu attends, tu attends ... les gens montent et descendent les marches, on voit bien de loin que tu fais le pied de grue, tu es donc bien identifié. Le lièvre n'est pas loin, il sait que c'est toi, et là il passe devant toi, petit coup un d'oeil rapide, oreille vissée au téléphone portable (même éteint, l'effet est le même), il parle très fort en disant :"ok, j'arrive, désolé suis en retard", et il file vite dans le métro... Ca permet au lièvre de voir le mec de loin (de partir si déjà de loin ça va pas du tout), et de passer devant toi sans en avoir l'air pour te voir de plus près pour s'assurer que t'es définitivement bien moche. On m'avait dit que ce genre de mec existait, mais j'en n'avais jamais vu, c'est fait ! Ceci dit, je préfère le lièvre au lapin, car au moins, on le voit, et on peut s'assurer soi-même qu'heureusement qu'il a fui en courant, car j'aurais été aussi bien déçu, et bien ennuyé de baiser avec un mec qui me plaisait pas trop. Et autre chose non négligeable : tu perds pas ton temps, quand je l'ai vu passer devant moi sans avoir l'air de me reconnaitre et de faire comme si de rien n'était, ça m'a permis de partir sans attendre plus longtemps. Du coup, passage à la fnac, (comme prévu juste plus tôt que prévu), et achats divers et variés... retour à la maison, repos
Le 27/09/2009 à 12:25
J'ai expérimenté pour la première fois de mon existence, la même chose qu'a décrite David Cronenberg : Le rêve dans le rêve. Et comme, pour une fois, je garde une trace assez précise de ce moment onirique, je vais essayer de raconter les sentiments qui me sont venus au réveil (et juste un peu avant). Je me trouve dans les transports en commun, je fais plusieurs choses en même temps : je lis, j'écris et je prends des notes etc... je suis un peu perdu dans mes pensées et je dois changer de train pour une correspondance, je fais ça une fois encore quand sortant du RER, je m'aperçois que je n'ai plus avec moi ma sacoche (autrement nommé baise-en-ville) qui contient toute ma vie : mes clefs, mes papiers (carte d'identité, de transport, carte bleue, etc ..), mon argent, ... bref, tout ! Je regarde alors le RER, les portes sont fermées, il démarre. Je me mets à courir derrière lui jusqu'à ce qu'il soit parti du quai.... Je m'arrête de courir, et là un sentiment de solitude et d'abandon puissant s'empare de moi. Je suis perdu et je commence à entrevoir toutes les conséquences : comment je vais faire pour rentrer chez moi ? Où vais-je dormir cette nuit puisque je n'ai plus mes clefs ? S. ne répond jamais au téléphone, ça sert à rien que je l'appelle même si c'est lui qui a mon double de clé, X. pourrait bien m'aider je pense, mais je n'ai pas son numéro en tête (mon téléphone dans mon rêve était aussi dans mon sac), bref, je suis perdu et seul au monde au milieu de 2 millions d'habitants. angoisse et je me réveille ... ouf, en fait ce n'était qu'un rêve, je suis dans mon lit, avec mon sac que je serre fort contre moi, tout ceci n'était qu'un rêve ... tout va mieux je m'apaise donc. et je me réveille ... mon sac n'est pas là, il est dans mon salon, sur la chaise, je suis dans mon lit, la réalité apaisante n'était encore elle-même qu'un rêve. L'expérience a été assez intense et le réveil réel (vraiment réel celui là ?) très proche du moment du rêve pour que je m'en souvienne encore. Je n'avais jamais ressenti aussi clairement cette sensation de rêve dans le rêve, j'avoue que c'est vraiment la première fois qu'il m'arrive un truc pareil. D'habitude il n'y a qu'un seul palier de réalité onirique chez moi. Déjà que mes rêves sont souvent en noir et blanc, (parfois en couleur mais c'est assez rare), et encore plus rarement musicaux. Il me souvient encore d'un rêve (en couleur et en musique) que j'avais fait il y a une dixaine d'années où je rêvais me retrouver au milieu du XVIIIe siècle, juste derrière le roi Louis XV lors d'une représentation d'un opéra de Rameau (oui, on a les rêve qu'on peut je sais ...) et nous entendons cette merveilleuse musique (ça par contre je ne m'en souviens plus et ne me souviens plus non plus d'où c'était extrait, mais le fait d'avoir entendu de la musique dans un rêve m'avait marqué à l'époque) et je me pense vers le roi et je lui dis : "c'est une bien belle musique votre majesté n'est-ce pas ?" et il me répond sans me regarder et sans tourner la tête vers moi de façon un peu dubitative et vague : "certes, certes". En fait la plupart de mes rêves sont sans beaucoup de couleurs, plutôt avec des bruits, et surtout avec des voix. Ca parle bcp dans mes rêves, c'est impressionnant même, des vraies discussions extrêmement claires, construites et logiques. Les gens se parlent, se répondent, je parle, etc.. bref, tout s'enchaîne logiquement contrairement aux situations, événements, et surtout aux personnages que je ne distingue pas toujours. Je sens plus une présence, une personnalité, je sais que je parle à quelqu'un de bien indentifié mais physiquement je reconnais une autre personne. Les rares gens dans mes rêves dont la personnalité correspond presque toujours au physique sont ceux de ma famille : mes parents, mes grand-parents. Après mon premier rêve à deux niveau, je me suis rendormi assez rapidement. En fait, j'ai l'impression d'être remonté à l'état de conscience de juste de souvenir de ça, et d'avoir replongé presque 30 sec après à peine. Lors de mon second sommeil j'ai encore rêvé, et là c'est un type de rêve (qui fait toujours intervenir l'angoisse) que je fais assez souvent. J'en avais déjà raconté un à S. mais celui là est nouveau. Alors quel est ce type de rêve ? : c'est l'angoisse d'échouer à décrocher mon diplôme d'ingénieur. La plupart du temps, ce type de rêve prend la même forme : je suis à quelques heures d'un grand examens, un devoir écrit qui est particulièrement important et qui va presque déterminer l'obtention ou non du diplome. Je suis presque prèt, je regarde une dernière fois mes notes, mes cours, etc... tout semble aller bien, quand .... ARRRGG je vois que j'ai oublié de réviser tout un pan d'une matière. horreur, désastre, je n'ai évidemment plus le temps de rien faire, on va entrer dans la salle d'examens, je suis foutu, je vais pas pouvoir répondre, exam foiré, année annulée, diplome perdu ... angoisse : et je me réveille ! Tout va bien, cet examens c'était y a plus de 10 ans, je l'ai réussi haut la main, j'ai mon diplome, et un bon boulot ... apaisement. Et bien, là, ce matin, c'était donc les même étapes finales, sauf que pour y arriver, ce n'était pas un examens ce coup ci, mais un stage. Plus étrangement, un double-stage (je devais alterner un jour un stage dans une boite où je n'étais pas à l'aise, faire qqchose qui ne me plaisais pas (-- je n'ai que ces sentiments là en souvenir de mon rêve --) et un autre jour dans un hopital où je suis une espèce d'élève médecin qui ne fait qu'ausculter les patients (-- le sentiment que j'ai en souvenir de ce rêve, c'est que je vois les gens défiler devant moi, je dis ce qu'ils ont comme problème mais je ne les soigne pas, je passe la main à un plus expérimenté--) Je rêvais donc que je devais exécuter un stage, nous sommes à la sortie du WE, la semaine va reprendre, et je me prépare à partir de chez mes parents pour aller travailler. Je passe voir mes grand-parents pour leur dire au revoir pour la semaine qui vient, ils me demandent, deux-trois trucs, si tout se passe bien, ma grand mère me parle de mon "2eme" stage, celui dans l'hopital, et je vais retrouver mes parents. Je discute avec ma mère pour savoir si lundi c'est dans l'entreprise ou à l'hopital que je vais bosser, comme c'est un jour sur deux, et que la dernière fois j'étais à l'hopital, et bien la prochaine donc demain, c'est dans l'entreprise. Le malaise commence à s'installer, je n'aime pas trop ce boulot, je n'y suis pas bien, qqchose ne colle pas. je passe voir mon père qui me donne les clefs de la voiture, et me presse car je vais être en retard en plus il pleut des cordes ... ça va pas être facile pour rouler. Je monte dans la voiture, mon père me presse de me dépêcher, je pars, et ce n'est plus de la pluie mais de la neige sur la route en partant de chez mes parents, je me dis qu'il faut que je conduise prudemment. Et là, tout bascule, je repense au stage que je vais avoir à faire (je me retrouve en fait comme le premier jour du premier stage que j'ai eu à effectuer en première année d'école d'ingé), et je me dis : "mais à quoi ça sert ? mon stage est nul, il ne sert à rien, il ne sera jamais validé" et s'il n'est pas validé, j'aurai pas mon année et donc adieu le diplome, etc, la suite on la connait. et je me suis donc réveillé à ce moment là avec l'apaisement de me dire : "mais j'ai plus besoin de tout ça, c'est de l'histoire ancienne, tout va bien maintenant"... je ne sais pas comment exprimer ce soulagement face à cette si forte angoisse et l'apaisement qui survient aussitôt, de vraies montagnes russes. Qu’est-ce que la vie ? Un délire. Qu’est donc la vie ? Une illusion, Une ombre, une fiction ; Le plus grand bien est peu de chose, Car toute la vie n’est qu’un songe, Et les songes mêmes ne sont que des songes.
Le 22/09/2009 à 00:14
...moi je pars en vacances. En fait à l'origine je n'ai déjà pas beaucoup de congés à poser cette année vu que je viens d'intégrer ma nouvelle boite en novembre 2008, et en plus mon collègue partait 3 semaines en aout, donc je n'avais pas trop le choix du mois : ça a donc été en concertation avec mon mari (S.) la première de septemebre, à Barcelone. Destination pas forcément originale (surtout pour un couple de tapette) surtout qu'on a échouté à l'Axel, mais bon, c'est toujours mieux que rien. Evidemment, on est revenu à Sitges 3 ou 4 fois, plage et cruising..
Mais surtout dans le centre de la ville, il y a notre glacier préféré qui fait des glaces TER-RI-BLES !
Mais on n'a quand même refait un petit passage dans la vieille ville de Barcelone que j'adore ! On est revenu dans la cathédrale Sainte-Eulalie pour voir le choeur
et surtout la crypte que nous n'avions pas vue lors de notre premier séjour :
Et en sortant de la cathédrale, dans le Cloitre, nous avons trouvé des oies, que nous n'avions pas vues non plus lors de notre premier passage :
Puis après direction le port, en parcourant les petites rues, avec toujours des petites choses à voir :
Mais le plus agréable, ce sont ces rues étroites, où il fait bon se promener quand il fait une chaleur pas possible :
Arrivé sur le passeig de Colòm, on bifurque sur la Rambla, et en remontant vers la place de Catalogne, on fait un crochet par la Place royale :
puis retour à nouveau dans les petites rues
jusqu'à la place de catalogne. Dernière image pour nous, comme nous allions souvent à Sitges (où il n'y avait que des vieilles horribles, alors que sur la plage gay de barcelone il y avait pleins de si jolis garçons), on sortait à la station Passeig de Gracia, on sortait chaque fois en début de soirée devant la Casa Battlò (le bad trip de Dalì)
Pour se rester en Espagne, avec un enfant de Barcelone, on va écouter deux airs du merveilleux opéra Artaserse de Domènec Terradellas. Il s'agit des deux airs de bravoure du premier acte : le premier chanté par le troisième castrat (général un petit jeune à qui on donne un air qui lui permettra de montrer ses capacités), et le dernier air du premier acte chanté par le premier castrat, à l'époque l'un des plus grands chanteurs. Le premier air est chanté par Marivi Blasco, on peut l'écouter ici et le deuxième air, que l'on peut trouver ici est chanté par Céline Ricci, ces deux merveilleuses artistes accompagnées par la Real companyia òpera de cambra tous dirigés par Juan Bautista Otero
Le 20/09/2009 à 16:49
Avec un peu de retard par rapport à Licida je vais également lister mes spectacles à moi ... Il me manque encore réellement les spectacles de la cité de la musique et de la salle pleyel. Mais voici toujours : 16/09/09 TCE : Récital JC Bach et Mozart par Jaroussky et Le Cercle de L'Harmonie (Jérémie Rhorer) 25/09/09 TCE : Requiem de Mozart par Orchestre du XVIIIe siècle (Frantz Brüggen) 02/10/09 TCE : Rinaldo de Haendel par Accademia Bizantina (Ottavio Dantone) 04/10/09 CMBV : Symphonies de Mondonville, Saint-George, Rigel, Dauvergne par le Concert D'Astée (Emmanuelle Haïm) 10/10/09 CMBV : Récital Salieri, Sacchini, Gluck et Grétry par Les Nouveaux Caractères (Sébastien d'Hérin) 12/10/09 Pleyel : Les saisons de Haydn par L'orchestre révolutionnaire et Romantique (Sir John Eliot Gardiner) 17/10/09 CMBV : La Belle et la Bête de Grétry par Ausonia (Frédérick Haas) 18/10/09 TCE : Andromaque de Grétry par Le concert Spirituel (Hervé Niquet) 19/10/09 TCE : Israel In Egypt de Haendel par Concerto Köln (Pierre Cao) 03/11/09 Pleyel : Les Hébrides de Mendelssohn et symphonie 3 de Schumann par L'Orchestre des champs Elysées (Philippe Herreweghe) 08/11/09 Cité-Musique : air, symphnie, concertos de Gluck, Haydn et Mozart par les Arts Florissants (Jonathan Cohen) 14/11/09 TCE : Ezio de Haendel par Kammerorchester Basel (Attilio Cremonesi) 18/11/09 TCE : Récital Vivaldi par Kozena et Le Venice baroque orchestra (Andrea Marcon) 21/11/09 TCE : Berenice de Haendel par Il Complesso Barocco (Alan Curtis) 30/11/09 TCE : Récital Haendel et Mozart par Piau et D'Arcangelo et Modo Antiquo (Federico Maria Sardelli) 02/12/09 TCE : Athalia de Haendel par Kammerorchester Basel (Paul Goodwin) 09/12/10 TCE : Magnificat de J.S. Bach par Akademie für alte Musik (Hans-Christoph Rademann) 14/12/09 TCE : Recital Vivica Genaux et Vivaldi par Europa Galente (Fabio Biondi) 16/12/09 TCE : Tancredi de Rossini par La Grande Ecurie et la Chambre du Roy (Jean-claude Malgoire) 16/01/10 Favart : The Fairy Queen de Purcell par Les arts florissants (Willam Christie) 22/01/10 Chatelet : Norma de Bellini par L'ensemble Matheus (Jean-Christophe Spinosi) 01/02/10 TCE : La Cenerentola de Rossini par Concerto Köln (Michael Güttler) 16/02/10 Favart : Béatrice et Bénédict de Berlioz par La Chambre Philharmonique (Emmanuel Krivine) 16/03/10 Favart : Zémire et Azor de Grétry par l'Ensemble Lunaisiens (Jean-François Novelli et Arnaud Marzorati) 17/03/10 Favart : L'Amant Jaloux de Grétry par Le Cercle de L'Harmonie (Jérémie Rhorer) 20/03/10 Favart : Sancho Pança de Philidor par La simphonie du Maris (Hugo Reyne) 02/04/10 TCE : Trauermusik de J.L. Bach par Akademie für alte Musik (Hans-Christoph Rademann) 13/04/10 Favart : La provençale de Mouret et La fille mal gardée de Favart et Duni par l'Ensemble des Menus-Plaisirs du Roy (Hugo Reyne) 04/05/10 Cité-Musique : Acis & Galatée de Haendel par New London Consort (Philip Pickett) 18/05/10 Pleyel : Airs de Haendel, Sartorio et Giacomelli par Venice Baroque Orchestra (Andrea Macon) 25/05-2,7/06/10 TCE : Trilogie Mozart-Da Ponte par La grande écurie et la Chambre du Roy (Jean-Claude Malgoire) 30/06/10 TCE : Semele de Haendel par Les Talents Lyriques (Christophe Rousset) 03/07/10 TCE : Ein deutsches Requiem de Brahms par Concerto Köln (Pierre Cao)
Le 15/08/2009 à 03:02
Souvent je me dis que je ne suis pas totalement mature, que je suis dans la lune, que je ne pense pas à tout ce qu'il faudrait, que je me laisse vivre et porter par la vie, etc etc ... Il m'est revenu en mémoire mercredi alors que j'attendais au sport que S. sorte de sa séance de cardio un épisode que j'avais oublié depuis pas mal de temps qui montre bien à quel point je suis oublieux de choses même parmi les plus graves et potentiellement porteuse de conséquences désastreuses. L'histoire se passe en 1998, j'étais en première année d'école d'ingénieur et je faisais parti de l'équipe qui organisait la soirée de gala de l'école. Déjà pourquoi, moi qui suis le plus passif des spectateurs, qui fuit systématiquement toute position qui me mettrait trop en avant ai-je pu choisir de faire parti d'une équipe qui va monter la soirée de gala de l'école ?? Tout simplement parce que je réfléchis avec ma petite tête et que je trouvais très mignon l'un des mecs du bureau :) Bref, anecdote mise à part, nous montons donc cette soirée pendant plusieurs mois, ma mission principale a été de passer l'aspirateur sur des morceaux de moquettes récupérées par d'autres personnes de l'organisation dans les divers salons des villes avoisinantes, de noter les dimension, de tout répertorier (coleur, qualité, dimensions, etc...) et numéroter les chutes et le tout pour remplir la surface d'un parc des sports et accueillir ainsi les quelques 2000 personnes invitées. Une fois le nettoyage des morceaux de moquette terminé, il ne restait plus qu'à monter la chose ... personne ne s'était désigné, donc je me suis proposé pour être l'architecte de la chose. J'avais sans fausse modestie que j'étais assez content de mon travail. Au final avec les bouts de toutes les couleurs j'étais arrivé à faire un super dégradé dans la salle principale, et des unis dans les salles secondaires ... bref, pas mal :) Durant la soirée, nous nous étions tous assignés des roles pour faire en sorte que ça se passe bien : gestion des vigiles et de la sécurité, gestion des bars, du services à table, etc etc .. Il y avait un poste que personne ne voulait car il était censé vous péter toute la soirée et vous empêcher de profiter de quoi que ce soit : la vigie sécurité ! Heureusement pour rendre le poste plus supportable il avait été décidé des tours de garde : je serai donc le premier. 2H de garde par personne, de quoi s'agissait-il exactement ? Il fallait surveiller le panneau des alarmes incendie, si l'une d'elles se déclenchait, appeler par takie-walkie une autre personne du staff, lui demander d'aller voir au point décrit sur le panneau et lui demander de vérifier s'il voit qqchose ... S'il y a vraiment un feu, on ne fait rien et on laisse l'alarme se déclancher (je crois qu'il y avait une ou deux minutes entre le déclanchement de l'alarme silencieuse et la vraie qui fait sortir tout le monde (on pouvait bien évidemment la déclancher plus vite si on avait vraiment connaissance d'un feu). Sinon, il fallait arrêter le processus, en changeant la plaque de verre (le monsieur qui s'occupe de ça, m'avait montré comment faire et m'avait fourni deux (ou trois) plaques neuves. La soirée commence donc, je prends mes 2H de garde. Au bout de deux heures, je pars et laisse la personne suivantes au poste... et là où tout a basculé : je ne sais même pas entre 22H (heure de mon départ) et 6H du mat' (heure de fermeture de la soirée de gala) qui a été au bureau (car je ne suis même pas sûr qu'après la deuxième personne il y ait eu encore qqun après minuit, et surtout .... avec quel matériel attendu que j'ai concervé sur moi les plaques de verres et le tournevis ... Si jamais un petit malin avait (par trop d'alcool ou de sadisme vicieux) voulu casser une vitre d'un boitier d'alarme à incendie comment nous aurions pu faire pour empêcher le déclanchement de l'alarme ... et là je vois mal les 2000 personnes être évacuées, les pompiers arriver et nous voir dire : "ben désolé, fausse alerte vu, on n'a pas pu arrêter l'alarme à temps" quand je m'étais aperçu de cette énormité, j'ai évidemment pas dit un mot, et j'ai fait comme si de rien n'avait été et quand le monsieur responsable du palais des sports est revenu me demander les vitres et le tournevis il me dit : "alors ? ça a été, pas de problème ? " et moi : "non non, aucun, merci bcp" .... Mais quelle inconscience quand j'y repense... J'avais occulté cet épisode depuis un moment, il m'était revenu en mémoire une ou deux fois ces 10 dernières années, mais ça me fait toujours frémir quand j'y repense. Côté inconscience aussi (qui elle pourrait me mener en tôle si on écoute les lobys des sociétés éditrices de musique : les morceaux sur mon blog, c'est totalement et archi illégal de A à Z car soit ce sont des CD commerciaux (je brulerai dans les enfers du capitalisme pour oser propager un bien commercial gratuitement) et donc bien évidemment illégal à diffuser, soit des retransmission radio, ce qui est tout aussi illégal à faire en France... Et ben ma foi, tant pis, je vais continuer en postant ici un air totalement introuvable par un ténor que j'adore particulièrement (même si dans cet air il est pas des plus à l'aise -- faut dire que c'est pas simple non plus-- ) : Makoto Sakurada qui interprète le role titre Annibale dans le Annibale in Torino de Paisiello ! Il s'agit de l'air du 1er acte accompagné par la merveilleuse accademia Bizantina dirigés par le non moins merveilleux Ottavio Dantone
Le 23/06/2009 à 19:52
Et voila ! la saison lyrique 2008-2009 s'est terminée hier soir pour moi sur Carmen à l'opéra Comique par Anna Caterina Antonacci et L'orchestre révolutionnaire et romantique dirigés par sir John Eliot Gardiner. Que dire rapidement sur ce concert qui sera diffusé jeudi 25 juin 2009 dans plusieurs théatres en france (et quelques uns en suisse, ce qui permet à l'opéra comique de dire qu'il y aura 45 salles de cinéma en europe qui diffuseront en simultané cet opéra ... je crois qu'il faut rire en lisant ça) ? Tout d'abord on va aller dans le sens des critiques qui ont salué, ovationné même le Monteverdi Choir pour sa PARFAITE diction !! Parfaite, le mot est faible, je dirais qu'ils chantent mieux le français que des chanteurs français ! Ensuite grande et énorme découverte pour moi (il parait qu'elle est connue, mais personnellement je ne la connais pas) en la personne de Anne-Catherine Gillet. Je ne sais pas quel mot employer pour la qualifier, GRANDIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSE ... je pense que c'est un minimum ! Elle a d'ailleurs été ovationnée à la fin de la représentation (c'était tout à son honneur), voix pure et moelleuse (un peu trop de vibrato à mon gout, mais bon, je viens du baroque), puissante (elle a failli faire exploser le lustre de la salle), et une belle présence sur scène ... Je comprends maintenant quand on dit qu'il faut une personne transcendante pour jouer le role de Micaëla. Et enfin la mise en scène ! Terrible ! Des costumes style XIXe siècle, des fumées de cigarettes (ça m'a rappelé une partie de mon enfance et du tabac pendant les jeux de cartes dans ma famille le samedi soir), et surtout une très bonne direction d'acteur (la bagarre des cigarières, le combat Escamino/Don José, etc ...) ! Je regrette juste le début de l'acte 4 que j'avais adoré avec la mise en scène utilisé au chatelet avec Minkowski tellement brillante (mais bon, rien n'est parfait). En plus la représentation de l'usine de cigarette de l'acte 1 était fort approchante de celle chez Minkowski (je dis ça par raccourcis car je ne me souviens pas du nom du metteur en scène chez Minkowski). Ensuite, allons à rebours de la critique (et de l'avis général) : La version Gardiner est tout à fait excellante (et ce que je vais dire ne doit diminuer en rien ce fait !) mais il y a un je-ne-sais-quoi qui me fait préférer toujours la version Minkowski niveau orchestral ... Le côté plus punch/dynamique/théatral de minkowski fait qu'on ne s'ennuie jamais à sa Carmen. Gardiner par son talent à trop vouloir faire ressortir chaque merveille tend plus à ennuyer à certains moments qui demanderaient peut-être moins de formalisme pour être plus vivants... Enfin, l'interprète même de Carmen ici en la personne de Mme Antonacci. C'est effectivement Carmen, comme j'ai pu le lire ou l'entendre ici ou là ... C'est elle en effet, belle, enivrante, redoutable et qui inspire la passion... Donc elle a le physique du role. Par contre vocalement ... Je n'ai absolument pas été bouleversé et ça n'a rien à envier à la chanteuse qu'avait employé minkowski (là aussi le nom m'échappe). Faut dire qu'à la fin (c'est pas forcément pour justifier mon manque d'emballement vis à vis de sa prestation), mais elle s'est quand même faite huer un peu ... Enfin, c'est pas grave, c'était en tout une très très bonne soirée de clôture de la saison, reste plus qu'à surveiller les diffusion télé...
Le 21/06/2009 à 23:53
Or donc aujourd'hui jour de l'été c'était la fête de la musique... Mon très cher ami américain était (comme tous les ans) à Paris (pas forcément pour l'occasion, mais ça tombe à ce moment là) et comme il n'avait rien prévu avec d'autres amis à lui, il a décidé de me sortir. Il a donc fallu trouver quelque chose qui puisse nous plaire à tous les deux (potentiellement tous les trois puisque nous espérions que S. viendrait, mais comme j'en avais peur ... pas de nouvelles de lui au moment fatidique). Nous nous sommes donc rendus tous les deux place des Vosges ou le choeur Podium Paris faisait une prestation. Si au départ j'y suis allé parce que j'avais envie de voir ce qu'un bon groupe d'amateurs pouvait donner, j'ai été particulièrement séduit par leur prestation. Bon ok, les prestations physiques de certains membres du choeur en plus du pianiste (oh làlà...) et du chef de choeur (terriblement beau avec son sourire séduisant) y étaient pour quelque chose, mais franchement, c'était super agréable de les écouter chanter. J'étais tellement enthousiasmé que j'ai fini par prendre trois videos avec mon téléphone portable (ce qui ne rend évidemment pas justice à ce qu'ils ont fait vu que le son est pas terrible et l'image encore moins) mais ça fait toujours un souvenir. Je laisse ici la deuxième video avec Poupée de cire, poupée de son :
On aura notamment noté la prestation de la fille qui traduit les paroles en langue des signes... Ca devient une vraie chorégraphie pour elle. Ca m'a fait pensé que si le parler simple en langue pour les sourds se faisait avec des signes, le chant se fait avec la danse ... La danse c'est la chançon muette. Je laisse également la 3eme video pour ceux qui en redemandent, mais bien malheureusement mon téléphone n'ayant plus de batterie ça a coupé juste avant la fin ...
J'espère bien aller les voir finalement dimanche prochain au jardin du Luxembourg (peut-être accompagné de S. ce jour là, on peut toujours rêver)
Le 31/05/2009 à 19:47
Il y a plusieurs années j'avais regardé le film : Le goût des autres qui nous apprenait qu'on est tous le con de quelqu'un d'autre... Ca m'a rappelé un peu ma lecture de Candide (aaahhhh les contes philosophiques de Voltaire, quelle merveille, surtout quand il parles des curés gays dans La princesse de Babylone, à se pisser dessus de rire) où l'on apprenait qu'il y avait toujours plus grand malheur que ce que l'on pouvait avoir vécu et qu'il ne faut pas trop s'apitoyer sur son sort, que ça peut être déplacé en face de quelqu'un d'autre... Et bien, la semaine précédente, en allant voir Anges et Démons et Millenium avec S. (sans avoir pu aller voir Star Trek :( ) nous sommes tombés sur la bande annonce qui a fait hurler de rire toute la salle : Les beaux gosses. Et voila qu'on met en scène simplement l'image du : "on est tous le moche de quelqu'un"... Ca me fait un peu penser à moi quand un vieux libidineux obèse et obsédé s'approche de moi dans un bordel quelconque et essaie de me sauter dessus, c'est sans dialogue, mais mon esquive ou ma fuite signifie bien : "non mais tu t'es vu pauvre moche, tu crois pouvoir me toucher" .. et juste après quand un magnifique petit minet d'une 20aine d'années musclé sec, brun, yeux bleux, peau halée, imberbe, avec un petit cul à faire bander un hétéro, me passe devant et que lui même tourne la tête du côté opposé pour éviter mon regard d'un air de dire : "non mais tu t'es vu gros lard du bide tout poilu, tu crois quand même pas avoir le droit de poser ton regard immonde et dégueulasse sur ma merveilleuse et sublimissime personne ?" et là : plaf ! la bande annonce, c'est moi !
Le 19/05/2009 à 14:13
Il m'arrive de temps en temps (bon ok, assez souvent :) ) de prendre du poppers. Tous les gays savaient bien (et les plus cons y ont vu une mesure homophobe... ah nombrilisme quand tu nous tiens) que depuis janvier 2008, il était (théoriquement) impossible d'en acheter en France... Alors évidemment, y a l'achat sur internet (et les voyages a l'étranger : les voyages forment la jeunesse, et déforment le cul dans certains cas :) ), mais ça compte pas ... Sauf que j'apprends que le décret du 20 novembre 2007 a été annulé par le Conseil d'Etat il y a 4 jours :) CE, 15 mai 2009, Société France Conditionnement Création et autres avec les conclusions de Mme Julie Burguburu, requête No312449) au motif que : "Le premier ministre, en l'état des éléments versés au dossier, a adopté une mesure excessive et disproportionnée au regard des risques que représente la commercialisation de ce produit pour la santé et la sécurité des consommateurs. L'interdiction est donc levée. les cons pourront toujours conclure : le conseil d'état est homophile... :)
Le 14/04/2009 à 00:22
Après avoir courru à la suite du petit monde des chroniques de San Francisco, les autres jours ont été plus touristiquement touristiques. A la base, nous sommes allés à San Francisco aussi pour y retrouver Xa. et son copain qui s'y étaient expatriés pour quelques temps. Grace à eux, nous avons pu découvrir d'autres petits bouts de la ville et notamment Castro Street ... Ah évidemment, quand on va à San Francisco, comment ne pas aller voir, dans la capitale gay mondiale (on dit que 25% de sa population est homosexuelle et de fait quand nous avons posé le pied hors du métro avec nos bagages à la main avec S. nous avons vu des nuées de lesbiennes en nombre si grand que nous n'en n'avions jamais vus autant à la fois à Paris), le centre même de cette capitale. Et voila bien la raison du titre de toute cette série d'articles sur nos vacances aux Etats-unis : les jeunes gays ont disparu (enfin, ne sont pas aussi visibles que leurs ainés) de San Francisco et Michael Tolliver a vieilli avec ses amis des années 70. Bon évidemment, il reste quelques pouffettes, mais c'est pas aussi flagrant et arrogant qu'à Paris où on en voit partout... Xa. et son copain était déjà dans la place depuis plus de 6 mois et n'ont trouvé que deux endroits (pas intéressants en plus) régulièrement fréquentés par des jeunes. J'espère qu'ils en auront trouvé d'autres pour le temps qu'il leur a resté à passer là bas, car c'était désespérant. Le quartier est en fait bien petit, et notre micro marais nous paraissant d'un gigantisme américain à côté. Autre virée touristique que nous voulions absolument faire avec S. : le Cable Car !
C'est l'abat-touriste assuré, mais bon, il faut bien sacrifier aux monuments locaux. Et ma foi, côté monument intéressant, ça en est bien un ! Déjà pour son histoire : C'est le premier mode de transport en commun de l'humanité non mu par la force animale ! L'inventeur du cable car a eu son idée en voyant un tramway tracté par des chevaux reculer en pleine côte puisque les pauvres animaux n'avaient pas la force nécessaire pour grimper ces pentes. En bon industriel américain qui se respecte (il était fabricat de cables) et qui donc sait tirer profit de toute opportunité, il mit au point un système de cables d'acier qui parcourent la ville en boucle fermée (on imagine la longueur du cable). Les voitures avancent lorsque le conducteur actionne les machoires de la pince qui va accrocher le cable (qui lui circule en permanence). La vitesse dépend de la pression de la machoire (on remplace les pinces tous les quatre jours à cause de l'usure, et les cables font en moyenne entre 100 et 300 jours ...). Le plus amusant (que nous n'avions alors pas remarqué) et que nous a fait noter le copain de Xa. : la ligne qui part de Powell street posède un type de wagoon qu'on appelle : non réversible ! C'est à dire que les wagoons arrivés à la fin de la ligne ne peuvent pas repartir à sens inverse, il faut les amener sur une plate forme pivotante pour les retourner et les faire repartir dans l'autre sens, ce qui donne un côté pittoresque supplémentaire :
Arrivés sur Fisherman's Wraf, on est allé voir les lions de mer qui ont élu domicile au pont 39 prêt de celui où embarquaient les prisionniers pour Alcatraz :
puis après un petit tour, nous sommes renvenus dans le centre pour visiter le Civic Center. Le chemin pour y aller est pavé et gravé de l'introduction de la charte de l'organisation des Nations Unies. On arrive alors à la place du Pioneer Monument
avant d'arriver enfin à la maire (on se serait cru devant l'hotel des invalides à Paris, et pour cause l'architecte américain avait fait ses études à l'école des beaux arts à Paris) :
et juste derrière on peut y voir l'opéra de San Francisco mondialement connu :
Puis nous sommes revenu vers le centre pour qu'on se sépare avec Xa et son copain, et qu'on aille faire un petit tour au sauna local. Il y a deux saunas à San Francisco : le Steamworks (celui de la chaine que nous avions visité à Chicago) à Berkeley et un autre à San José. On va faire vite : NUL ! Comparé à celui de Chicago, il n'avait rien d'intéressant, une usine sans âme, lieu intéressant, et les mecs .... brrrrr pour un dimanche après midi où il devait être bondé (qu'est-ce que ça doit être en semaine ??) Le lundi, nous avons décidé de faire une méga marche à pied ! Départ de la Marina, direction le Golden Gate via le Palace of fine arts et le Préidio, tout ça pour arriver à pied vers la plage naturiste/gay de San Francisco et voir l'océan Pacifique de nos yeux enfin...
La marche ayant été plus exténuante que je l'avais prévue, nous avons décidé de rentrer au centre en transport en communs : 30 min de bus pour revenir tout de même ! Le lendemain, je me suis dit qu'on pouvait reprendre la promenade où nous l'avions laissée en repartant en transport vers le Palais de la légion d'honneur. C'est presque en français dans le texte : il s'agit en fait du pavillon que la france a fait construire pour l'exposition universelle de 1915 à San Francisco. Ils l'ont concervé, et c'est maintenant devenu une galerie d'art. Il y avait alors dans la court la reproduction de la sculpture du plus grand sculpteur du XIXe siècle français.
Puis nous sommes redescendus vers le Golden gate Park pour faire la marche arrière vers le centre de San Francisco. Dans ce parc, on a pu revoir ce que j'espérais depuis un moment : les écureuils américains, il sont très différents de leurs cousins européens : ils sont noirs, ou très gris
Dans ce parc (qui est plus une forêt aménagées tellement c'est gigantesque), on tombe même sur la reproduction d'une croix celtique reproduction d'une croix de l'ile écossaise de Iona.
Il y a mille autre choses à voir évidemment dans ce parc comme le pavillon chinois, ou le jardin d'hiver , le concervatory of flowers
Et surtout le M.H. de Young Memorial Museum, mais nous n'avons pas eu le temps de faire tout ça ... On débouche alors du parc sur l'un des quartiers les plus anciens et historiques de San Francisco car il ne fut presque pas détruit par le tremblement de terre de 1906 : Haight-Ashbury. S'il était un quartier de villégiature il y a 100ans (de par sa proximité avec le parc et son éloignement du centre), c'est devenu le quartier des a-sociaux, marginaux et autres SDF locaux. C'est là aussi que se sont installés les hippies des années 70, et c'est grace aux travaux de réaménagement des immeuble victoriens par les gays et jeunes cadres que le quartier a fait un retour inespéré. On peut donc y admirer à nouveau de magnifiques maisons :
Enfin, nous n'allions pas partir avec S. de ce pays sans en emporter deux images (enfin une video et une image) d'épinal. Pour les américains, les français sont des petits vieux qui vont chercher leur baguette coiffés de leurs berrets dans leurs 2cv, et bien pour nous l'amérique c'est aussi ça :
Bon, pour faire amande honnorable, je dirais que c'est encore et toujours le pays des extrèmes, tout est trop : trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, trop sucré, trop salé, trop chaud ou trop froid, etc etc ... En plus, nous n'avons pas vu autant de MacDo que ça !! On n'en trouve pas beaucoup dans les centre villes, ils sont surtout dans les banlieux plus modestes comme nous avons vu un MacDo à San Francisco dans le quartier de Haight-Ashbury justement. Et pour finir sur la deuxième image : nous avons pu en prendre plein les yeux S. et moi, mais il nous manquait ce que l'on entend dans les films hollywoodiens à n'en plus finir : les sirènes de pompiers ou de police !! On n'a pas loupé l'occasion quand elle s'est présentée :
En fait, quelque chose de très marquant pendant ce voyage, ça a été le contact direct avec ce qu'on voit à la télé : marcher dans les rues, sentir les odeurs et écouter les bruits de la ville ! L'expérience la plus remarquable ça a été le lendemain de notre retour en france, il y avait une série (un peu pourrie comme d'hab) sur M6 qui se passe à San Francisco (énorme coïncidence), et dans le film, on entend la cloche du Cable car sans le voir, je pense que si nous n'y avions pas été, nous n'aurions même pas fait attention à ce détail, ça rend le visionnage d'un film avec une dimension tout à fait impossible à atteindre sans avoir fait un tel voyage ! Bref, à refaire !
Le 13/04/2009 à 01:02
Il y avait un exercice en cours de Français qui m'horripilait tant (avec les dictées, et autres lectures imposées...) : le commentaire composé ! Cet exercice me déplaisait au plus haut point pour la seule et bonne raison : se forcer à trouver une signification à tout dans un texte ! Je me rappelle de la phrase de notre connasse de prof de français de seconde (que personne ne pouvait encadrer, et qui m'a appelé Jérome pendant toute une année parce que j'avais le même nom de famille qu'un autre de ses élèves de terminale ...) : "il faut faire feu de tout bois". Ca voulait dire qu'une virgule placée là, ça voulait dire un truc, qu'utiliser le mot soleil plutôt qu'astre du jour ça avait une autre signification, etc etc etc ... Ca me rendait fou de pouvoir imaginer que CHAQUE mot, CHAQUE virgule, CHAQUE caractère imprimé dans un livre, écrit par son auteur pouvait avoir une signification et être une clef pour déchiffrer un message mystique dans son oeuvre. Résultat, j'ai été (et suis toujours, du reste), d'une nullité consternante en français. J'ai jamais dépassé le 9 de moyenne, et de même au BAC. Aller chercher de la symbolique, des réseaux sous-terrains et occultes derrière un texte, une peinture, ou n'importe quelle oeuvre d'art en général ça me faisait penser à la kabbale, et je ne peux pas croire que TOUS les artistes soient capables d'une telle chose (c'est peut-être de ce degré de capacité qu'on peut arriver à catégoriser et classer les artistes du simple chanteur nouvelle star aux plus grands génies de l'humanité ? ) En tout cas, je me suis toujours refuser d'imaginer qu'il y avait toujours un sens derrière tout et n'importe quoi ; sauf que .... ... sauf que maintenant, je suis bien contaminé par cette maudite façon de voir les choses (et mes lectures d'Umberto Eco ne m'ont pas amenées sur la voie de la guérison et en particulier du pendule de Foucault). Conséquence directe : je ne peux plus regarder une mise en scène d'opéra (enfin, une mise en scène correcte évidemment, je cherche pas de signification quand il n'y a qu'une table et une chaise pour tout décors), ou un film quelconque, sans me dire : tiens, si ça c'est là à cet endroit, c'est pas pour rien, c'est le metteur en scène (ou le réalisateur) qui l'a voulu et c'est pour une raison bien particulière ; laquelle...? En plus, je reste persuadé que les lectures (et par extension kabbalistique : les déchiffrements) que l'on fait d'une oeuvre sont passés obligatoirement par un prisme déformant et tordant la réalité et la vérité pure (dans le sens platonicien du terme) d'une oeuvre : son vécu et sa culture personnelle, son ressenti, bref, tout ce qui fait l'individualité d'une personne. Evidemment, c'est par là que passe la grandeur d'une oeuvre d'art : pouvoir parler à n'importe qui quelque soit son vécu, son niveau culturel et/ou intellectuel. Mais je pense encore et toujours que l'on fait dire à certaines oeuvres plus qu'elles ne veulent/peuvent dire et surtout plus que ce que leur auteur n'a voulu leur donner comme portée (du moins consciemment). Il y a à mon avis un mystère profond de la création artistique, qui transcende l'artiste lui-même. Je ne vais pas m'étendre sur cette partie là car elle ne sert pas mon propos, c'était juste pour caser le mot transcendant que j'aime bien ... Je reviens donc sur l'interprétation des oeuvres par les spectateurs. J'ai peur que désormais mon homosexualité me fasse lire certaines oeuvres pas comme je le devrais... alors après on pourra me dire que la seule bonne lecture d'une oeuvre est celle que moi je peux en faire, mais ça ne me convient pas... Je pense qu'il y a une idée (dans le sens platonicien du terme) pure, une vérité intrinsèque (je l'aime bien ce mot là aussi) à l'oeuvre et ça me gêne de me dire que ma lecture homocentée brouille quelque chose qu'il ne faudrait pas lire ainsi... Exemple donc (et ce pour quoi tout cet article a été écrit jusqu'ici) : L'aile ou la Cuisse de Claude Zidi ! Il y a un passage dans le film où Louis de Funès apprend le vrai métier de son fils Coluche (d'une façon qu'il n'aurait pas voulu forcément) qu'il croyait en fait travailler dans la même boite que lui. Il apprend qu'il est clown dans un cirque et la déception est là. Personnellement j'y vois clairement une scène de coming out. C'est peut-être une névrose personnelle mais ça me parait d'une clarté telle que j'ai du mal à croire le contraire. Le dialogue Coluche-De Funès est d'ailleurs à tomber : Coluche : "Ca te fait de la peine, papa ?" De Funès : "T'inquiète surtout pas !" Coluche : "Ah bon..." De Funès : "mais j'aurais aimé l'apprendre autrement" Coluche : "j'ai essayé de t'en parler plusieurs fois.." De Funès : "Ca fait longtemps que tu .. tzatzatza" [...] on passe par l'histoire du choix, etc ... et à la fin la dernière phrase quand le père l'a rejeté et est parti : Coluche : "et le spectacle continue..." voila, la vie continue même après une telle découverte et un rejet, j'ai toujours trouvé cette scène très marquante. Je me suis toujours demandé si je sur-interprétais pas cette scène avec mon vécu personnel (ou non vécu dans ce cas particulier), interrogé sur la chose S. m'avait déjà dit que oui... mais pourtant à ne pas l'y voir.
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