Au lecteur,
C'est ici un blog de bonne foi, Lecteur. Il t'avertit dès l'entrée que je ne m'y suis proposé aucune fin que domestique et privée : je n'y ai nulle considération de ton service, ni de ma gloire : mes forces ne sont pas capable d'un tel dessein. Je l'ai voué à la commodité particulière de mes parents et amis : à ce que m'ayant perdu ils y puissent retrouver aucuns traits de mes conditions et humeurs, et que par ce moyen ils nourrissent plus entière et plus vive, la connaissance qu'ils ont eue de moi. Si c'eut été pour rechercher la faveur du monde, je me fusses paré de beautés empruntées. Je veux qu'on m'y voit en ma façon simple, naturelle et ordinaire, sans étude et artifice : car c'est moi que je peins. Mes défauts s'y liront au vif, mes imperfections et ma forme naturelle, autant que la révérence publique me l'a permis. Ainsi Lecteur, je suis moi-même la matière de mon blog : ce n'est pas raison que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain. Adieu donc.
De Paris, ce 24. de novembre. 2003
J'écoute : de l'opéra évidemment Je regarde : mon écran .. LOL heu parfois mon collègue de boulot Je lis : Michael Tolliver est vivant d'Armistead Maupin Je joue : avec ma ... Je mange : trop mal selon mon nutritioniste Je bois : de tout et meme du .. hummm Je cite : les autres Je pense : peu Je rêve : toujours (mis à jour mercredi 1 avril 2009 à 00:03)
Et voila ! la saison lyrique 2008-2009 s'est terminée hier soir pour moi sur Carmen à l'opéra Comique par Anna Caterina Antonacci et L'orchestre révolutionnaire et romantique dirigés par sir John Eliot Gardiner.
Que dire rapidement sur ce concert qui sera diffusé jeudi 25 juin 2009 dans plusieurs théatres en france (et quelques uns en suisse, ce qui permet à l'opéra comique de dire qu'il y aura 45 salles de cinéma en europe qui diffuseront en simultané cet opéra ... je crois qu'il faut rire en lisant ça) ?
Tout d'abord on va aller dans le sens des critiques qui ont salué, ovationné même le Monteverdi Choir pour sa PARFAITE diction !! Parfaite, le mot est faible, je dirais qu'ils chantent mieux le français que des chanteurs français !
Ensuite grande et énorme découverte pour moi (il parait qu'elle est connue, mais personnellement je ne la connais pas) en la personne de Anne-Catherine Gillet. Je ne sais pas quel mot employer pour la qualifier, GRANDIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSE ... je pense que c'est un minimum ! Elle a d'ailleurs été ovationnée à la fin de la représentation (c'était tout à son honneur), voix pure et moelleuse (un peu trop de vibrato à mon gout, mais bon, je viens du baroque), puissante (elle a failli faire exploser le lustre de la salle), et une belle présence sur scène ... Je comprends maintenant quand on dit qu'il faut une personne transcendante pour jouer le role de Micaëla.
Et enfin la mise en scène ! Terrible ! Des costumes style XIXe siècle, des fumées de cigarettes (ça m'a rappelé une partie de mon enfance et du tabac pendant les jeux de cartes dans ma famille le samedi soir), et surtout une très bonne direction d'acteur (la bagarre des cigarières, le combat Escamino/Don José, etc ...) ! Je regrette juste le début de l'acte 4 que j'avais adoré avec la mise en scène utilisé au chatelet avec Minkowski tellement brillante (mais bon, rien n'est parfait). En plus la représentation de l'usine de cigarette de l'acte 1 était fort approchante de celle chez Minkowski (je dis ça par raccourcis car je ne me souviens pas du nom du metteur en scène chez Minkowski).
Ensuite, allons à rebours de la critique (et de l'avis général) : La version Gardiner est tout à fait excellante (et ce que je vais dire ne doit diminuer en rien ce fait !) mais il y a un je-ne-sais-quoi qui me fait préférer toujours la version Minkowski niveau orchestral ... Le côté plus punch/dynamique/théatral de minkowski fait qu'on ne s'ennuie jamais à sa Carmen. Gardiner par son talent à trop vouloir faire ressortir chaque merveille tend plus à ennuyer à certains moments qui demanderaient peut-être moins de formalisme pour être plus vivants...
Enfin, l'interprète même de Carmen ici en la personne de Mme Antonacci. C'est effectivement Carmen, comme j'ai pu le lire ou l'entendre ici ou là ... C'est elle en effet, belle, enivrante, redoutable et qui inspire la passion... Donc elle a le physique du role. Par contre vocalement ... Je n'ai absolument pas été bouleversé et ça n'a rien à envier à la chanteuse qu'avait employé minkowski (là aussi le nom m'échappe). Faut dire qu'à la fin (c'est pas forcément pour justifier mon manque d'emballement vis à vis de sa prestation), mais elle s'est quand même faite huer un peu ...
Enfin, c'est pas grave, c'était en tout une très très bonne soirée de clôture de la saison, reste plus qu'à surveiller les diffusion télé...
7Or donc aujourd'hui jour de l'été c'était la fête de la musique...
Mon très cher ami américain était (comme tous les ans) à Paris (pas forcément pour l'occasion, mais ça tombe à ce moment là) et comme il n'avait rien prévu avec d'autres amis à lui, il a décidé de me sortir.
Il a donc fallu trouver quelque chose qui puisse nous plaire à tous les deux (potentiellement tous les trois puisque nous espérions que S. viendrait, mais comme j'en avais peur ... pas de nouvelles de lui au moment fatidique).
Nous nous sommes donc rendus tous les deux place des Vosges ou le choeur Podium Paris faisait une prestation.
Si au départ j'y suis allé parce que j'avais envie de voir ce qu'un bon groupe d'amateurs pouvait donner, j'ai été particulièrement séduit par leur prestation.
Bon ok, les prestations physiques de certains membres du choeur en plus du pianiste (oh làlà...) et du chef de choeur (terriblement beau avec son sourire séduisant) y étaient pour quelque chose, mais franchement, c'était super agréable de les écouter chanter.
J'étais tellement enthousiasmé que j'ai fini par prendre trois videos avec mon téléphone portable (ce qui ne rend évidemment pas justice à ce qu'ils ont fait vu que le son est pas terrible et l'image encore moins) mais ça fait toujours un souvenir.
Je laisse ici la deuxième video avec Poupée de cire, poupée de son :
On aura notamment noté la prestation de la fille qui traduit les paroles en langue des signes... Ca devient une vraie chorégraphie pour elle. Ca m'a fait pensé que si le parler simple en langue pour les sourds se faisait avec des signes, le chant se fait avec la danse ... La danse c'est la chançon muette.
Je laisse également la 3eme video pour ceux qui en redemandent, mais bien malheureusement mon téléphone n'ayant plus de batterie ça a coupé juste avant la fin ...
J'espère bien aller les voir finalement dimanche prochain au jardin du Luxembourg (peut-être accompagné de S. ce jour là, on peut toujours rêver)
Il y a plusieurs années j'avais regardé le film : Le goût des autres qui nous apprenait qu'on est tous le con de quelqu'un d'autre...
Ca m'a rappelé un peu ma lecture de Candide (aaahhhh les contes philosophiques de Voltaire, quelle merveille, surtout quand il parles des curés gays dans La princesse de Babylone, à se pisser dessus de rire) où l'on apprenait qu'il y avait toujours plus grand malheur que ce que l'on pouvait avoir vécu et qu'il ne faut pas trop s'apitoyer sur son sort, que ça peut être déplacé en face de quelqu'un d'autre...
Et bien, la semaine précédente, en allant voir Anges et Démons et Millenium avec S. (sans avoir pu aller voir Star Trek :( ) nous sommes tombés sur la bande annonce qui a fait hurler de rire toute la salle : Les beaux gosses.
Et voila qu'on met en scène simplement l'image du : "on est tous le moche de quelqu'un"... Ca me fait un peu penser à moi quand un vieux libidineux obèse et obsédé s'approche de moi dans un bordel quelconque et essaie de me sauter dessus, c'est sans dialogue, mais mon esquive ou ma fuite signifie bien : "non mais tu t'es vu pauvre moche, tu crois pouvoir me toucher" .. et juste après quand un magnifique petit minet d'une 20aine d'années musclé sec, brun, yeux bleux, peau halée, imberbe, avec un petit cul à faire bander un hétéro, me passe devant et que lui même tourne la tête du côté opposé pour éviter mon regard d'un air de dire : "non mais tu t'es vu gros lard du bide tout poilu, tu crois quand même pas avoir le droit de poser ton regard immonde et dégueulasse sur ma merveilleuse et sublimissime personne ?"
Il m'arrive de temps en temps (bon ok, assez souvent :) ) de prendre du poppers.
Tous les gays savaient bien (et les plus cons y ont vu une mesure homophobe... ah nombrilisme quand tu nous tiens) que depuis janvier 2008, il était (théoriquement) impossible d'en acheter en France...
Alors évidemment, y a l'achat sur internet (et les voyages a l'étranger : les voyages forment la jeunesse, et déforment le cul dans certains cas :) ), mais ça compte pas ...
Sauf que j'apprends que le décret du 20 novembre 2007 a été annulé par le Conseil d'Etat il y a 4 jours :)
CE, 15 mai 2009, Société France Conditionnement Création et autres avec les conclusions de Mme Julie Burguburu, requête No312449) au motif que : "Le premier ministre, en l'état des éléments versés au dossier, a adopté une mesure excessive et disproportionnée au regard des risques que représente la commercialisation de ce produit pour la santé et la sécurité des consommateurs.
L'interdiction est donc levée.
les cons pourront toujours conclure : le conseil d'état est homophile... :)
Michael Tolliver a bien vieilli 3/3 (deuxième tableau)
Après avoir courru à la suite du petit monde des chroniques de San Francisco, les autres jours ont été plus touristiquement touristiques.
A la base, nous sommes allés à San Francisco aussi pour y retrouver Xa. et son copain qui s'y étaient expatriés pour quelques temps. Grace à eux, nous avons pu découvrir d'autres petits bouts de la ville et notamment Castro Street ...
Ah évidemment, quand on va à San Francisco, comment ne pas aller voir, dans la capitale gay mondiale (on dit que 25% de sa population est homosexuelle et de fait quand nous avons posé le pied hors du métro avec nos bagages à la main avec S. nous avons vu des nuées de lesbiennes en nombre si grand que nous n'en n'avions jamais vus autant à la fois à Paris), le centre même de cette capitale.
Et voila bien la raison du titre de toute cette série d'articles sur nos vacances aux Etats-unis : les jeunes gays ont disparu (enfin, ne sont pas aussi visibles que leurs ainés) de San Francisco et Michael Tolliver a vieilli avec ses amis des années 70.
Bon évidemment, il reste quelques pouffettes, mais c'est pas aussi flagrant et arrogant qu'à Paris où on en voit partout... Xa. et son copain était déjà dans la place depuis plus de 6 mois et n'ont trouvé que deux endroits (pas intéressants en plus) régulièrement fréquentés par des jeunes. J'espère qu'ils en auront trouvé d'autres pour le temps qu'il leur a resté à passer là bas, car c'était désespérant.
Le quartier est en fait bien petit, et notre micro marais nous paraissant d'un gigantisme américain à côté.
Autre virée touristique que nous voulions absolument faire avec S. : le Cable Car !
C'est l'abat-touriste assuré, mais bon, il faut bien sacrifier aux monuments locaux. Et ma foi, côté monument intéressant, ça en est bien un ! Déjà pour son histoire : C'est le premier mode de transport en commun de l'humanité non mu par la force animale ! L'inventeur du cable car a eu son idée en voyant un tramway tracté par des chevaux reculer en pleine côte puisque les pauvres animaux n'avaient pas la force nécessaire pour grimper ces pentes. En bon industriel américain qui se respecte (il était fabricat de cables) et qui donc sait tirer profit de toute opportunité, il mit au point un système de cables d'acier qui parcourent la ville en boucle fermée (on imagine la longueur du cable). Les voitures avancent lorsque le conducteur actionne les machoires de la pince qui va accrocher le cable (qui lui circule en permanence). La vitesse dépend de la pression de la machoire (on remplace les pinces tous les quatre jours à cause de l'usure, et les cables font en moyenne entre 100 et 300 jours ...).
Le plus amusant (que nous n'avions alors pas remarqué) et que nous a fait noter le copain de Xa. : la ligne qui part de Powell street posède un type de wagoon qu'on appelle : non réversible ! C'est à dire que les wagoons arrivés à la fin de la ligne ne peuvent pas repartir à sens inverse, il faut les amener sur une plate forme pivotante pour les retourner et les faire repartir dans l'autre sens, ce qui donne un côté pittoresque supplémentaire :
Arrivés sur Fisherman's Wraf, on est allé voir les lions de mer qui ont élu domicile au pont 39 prêt de celui où embarquaient les prisionniers pour Alcatraz :
puis après un petit tour, nous sommes renvenus dans le centre pour visiter le Civic Center. Le chemin pour y aller est pavé et gravé de l'introduction de la charte de l'organisation des Nations Unies. On arrive alors à la place du Pioneer Monument
avant d'arriver enfin à la maire (on se serait cru devant l'hotel des invalides à Paris, et pour cause l'architecte américain avait fait ses études à l'école des beaux arts à Paris) :
et juste derrière on peut y voir l'opéra de San Francisco mondialement connu :
Puis nous sommes revenu vers le centre pour qu'on se sépare avec Xa et son copain, et qu'on aille faire un petit tour au sauna local. Il y a deux saunas à San Francisco : le Steamworks (celui de la chaine que nous avions visité à Chicago) à Berkeley et un autre à San José.
On va faire vite : NUL ! Comparé à celui de Chicago, il n'avait rien d'intéressant, une usine sans âme, lieu intéressant, et les mecs .... brrrrr pour un dimanche après midi où il devait être bondé (qu'est-ce que ça doit être en semaine ??)
Le lundi, nous avons décidé de faire une méga marche à pied ! Départ de la Marina, direction le Golden Gate via le Palace of fine arts et le Préidio, tout ça pour arriver à pied vers la plage naturiste/gay de San Francisco et voir l'océan Pacifique de nos yeux enfin...
La marche ayant été plus exténuante que je l'avais prévue, nous avons décidé de rentrer au centre en transport en communs : 30 min de bus pour revenir tout de même !
Le lendemain, je me suis dit qu'on pouvait reprendre la promenade où nous l'avions laissée en repartant en transport vers le Palais de la légion d'honneur. C'est presque en français dans le texte : il s'agit en fait du pavillon que la france a fait construire pour l'exposition universelle de 1915 à San Francisco. Ils l'ont concervé, et c'est maintenant devenu une galerie d'art. Il y avait alors dans la court la reproduction de la sculpture du plus grand sculpteur du XIXe siècle français.
Puis nous sommes redescendus vers le Golden gate Park pour faire la marche arrière vers le centre de San Francisco. Dans ce parc, on a pu revoir ce que j'espérais depuis un moment : les écureuils américains, il sont très différents de leurs cousins européens : ils sont noirs, ou très gris
Dans ce parc (qui est plus une forêt aménagées tellement c'est gigantesque), on tombe même sur la reproduction d'une croix celtique reproduction d'une croix de l'ile écossaise de Iona.
Il y a mille autre choses à voir évidemment dans ce parc comme le pavillon chinois, ou le jardin d'hiver , le concervatory of flowers
Et surtout le M.H. de Young Memorial Museum, mais nous n'avons pas eu le temps de faire tout ça ...
On débouche alors du parc sur l'un des quartiers les plus anciens et historiques de San Francisco car il ne fut presque pas détruit par le tremblement de terre de 1906 : Haight-Ashbury. S'il était un quartier de villégiature il y a 100ans (de par sa proximité avec le parc et son éloignement du centre), c'est devenu le quartier des a-sociaux, marginaux et autres SDF locaux. C'est là aussi que se sont installés les hippies des années 70, et c'est grace aux travaux de réaménagement des immeuble victoriens par les gays et jeunes cadres que le quartier a fait un retour inespéré. On peut donc y admirer à nouveau de magnifiques maisons :
Enfin, nous n'allions pas partir avec S. de ce pays sans en emporter deux images (enfin une video et une image) d'épinal. Pour les américains, les français sont des petits vieux qui vont chercher leur baguette coiffés de leurs berrets dans leurs 2cv, et bien pour nous l'amérique c'est aussi ça :
Bon, pour faire amande honnorable, je dirais que c'est encore et toujours le pays des extrèmes, tout est trop : trop grand, trop petit, trop gros, trop maigre, trop sucré, trop salé, trop chaud ou trop froid, etc etc ... En plus, nous n'avons pas vu autant de MacDo que ça !! On n'en trouve pas beaucoup dans les centre villes, ils sont surtout dans les banlieux plus modestes comme nous avons vu un MacDo à San Francisco dans le quartier de Haight-Ashbury justement.
Et pour finir sur la deuxième image : nous avons pu en prendre plein les yeux S. et moi, mais il nous manquait ce que l'on entend dans les films hollywoodiens à n'en plus finir : les sirènes de pompiers ou de police !! On n'a pas loupé l'occasion quand elle s'est présentée :
En fait, quelque chose de très marquant pendant ce voyage, ça a été le contact direct avec ce qu'on voit à la télé : marcher dans les rues, sentir les odeurs et écouter les bruits de la ville ! L'expérience la plus remarquable ça a été le lendemain de notre retour en france, il y avait une série (un peu pourrie comme d'hab) sur M6 qui se passe à San Francisco (énorme coïncidence), et dans le film, on entend la cloche du Cable car sans le voir, je pense que si nous n'y avions pas été, nous n'aurions même pas fait attention à ce détail, ça rend le visionnage d'un film avec une dimension tout à fait impossible à atteindre sans avoir fait un tel voyage !
Il y avait un exercice en cours de Français qui m'horripilait tant (avec les dictées, et autres lectures imposées...) : le commentaire composé !
Cet exercice me déplaisait au plus haut point pour la seule et bonne raison : se forcer à trouver une signification à tout dans un texte !
Je me rappelle de la phrase de notre connasse de prof de français de seconde (que personne ne pouvait encadrer, et qui m'a appelé Jérome pendant toute une année parce que j'avais le même nom de famille qu'un autre de ses élèves de terminale ...) : "il faut faire feu de tout bois".
Ca voulait dire qu'une virgule placée là, ça voulait dire un truc, qu'utiliser le mot soleil plutôt qu'astre du jour ça avait une autre signification, etc etc etc ... Ca me rendait fou de pouvoir imaginer que CHAQUE mot, CHAQUE virgule, CHAQUE caractère imprimé dans un livre, écrit par son auteur pouvait avoir une signification et être une clef pour déchiffrer un message mystique dans son oeuvre.
Résultat, j'ai été (et suis toujours, du reste), d'une nullité consternante en français. J'ai jamais dépassé le 9 de moyenne, et de même au BAC.
Aller chercher de la symbolique, des réseaux sous-terrains et occultes derrière un texte, une peinture, ou n'importe quelle oeuvre d'art en général ça me faisait penser à la kabbale, et je ne peux pas croire que TOUS les artistes soient capables d'une telle chose (c'est peut-être de ce degré de capacité qu'on peut arriver à catégoriser et classer les artistes du simple chanteur nouvelle star aux plus grands génies de l'humanité ? )
En tout cas, je me suis toujours refuser d'imaginer qu'il y avait toujours un sens derrière tout et n'importe quoi ; sauf que ....
... sauf que maintenant, je suis bien contaminé par cette maudite façon de voir les choses (et mes lectures d'Umberto Eco ne m'ont pas amenées sur la voie de la guérison et en particulier du pendule de Foucault).
Conséquence directe : je ne peux plus regarder une mise en scène d'opéra (enfin, une mise en scène correcte évidemment, je cherche pas de signification quand il n'y a qu'une table et une chaise pour tout décors), ou un film quelconque, sans me dire : tiens, si ça c'est là à cet endroit, c'est pas pour rien, c'est le metteur en scène (ou le réalisateur) qui l'a voulu et c'est pour une raison bien particulière ; laquelle...?
En plus, je reste persuadé que les lectures (et par extension kabbalistique : les déchiffrements) que l'on fait d'une oeuvre sont passés obligatoirement par un prisme déformant et tordant la réalité et la vérité pure (dans le sens platonicien du terme) d'une oeuvre : son vécu et sa culture personnelle, son ressenti, bref, tout ce qui fait l'individualité d'une personne.
Evidemment, c'est par là que passe la grandeur d'une oeuvre d'art : pouvoir parler à n'importe qui quelque soit son vécu, son niveau culturel et/ou intellectuel.
Mais je pense encore et toujours que l'on fait dire à certaines oeuvres plus qu'elles ne veulent/peuvent dire et surtout plus que ce que leur auteur n'a voulu leur donner comme portée (du moins consciemment). Il y a à mon avis un mystère profond de la création artistique, qui transcende l'artiste lui-même. Je ne vais pas m'étendre sur cette partie là car elle ne sert pas mon propos, c'était juste pour caser le mot transcendant que j'aime bien ...
Je reviens donc sur l'interprétation des oeuvres par les spectateurs. J'ai peur que désormais mon homosexualité me fasse lire certaines oeuvres pas comme je le devrais... alors après on pourra me dire que la seule bonne lecture d'une oeuvre est celle que moi je peux en faire, mais ça ne me convient pas... Je pense qu'il y a une idée (dans le sens platonicien du terme) pure, une vérité intrinsèque (je l'aime bien ce mot là aussi) à l'oeuvre et ça me gêne de me dire que ma lecture homocentée brouille quelque chose qu'il ne faudrait pas lire ainsi...
Exemple donc (et ce pour quoi tout cet article a été écrit jusqu'ici) : L'aile ou la Cuisse de Claude Zidi !
Il y a un passage dans le film où Louis de Funès apprend le vrai métier de son fils Coluche (d'une façon qu'il n'aurait pas voulu forcément) qu'il croyait en fait travailler dans la même boite que lui. Il apprend qu'il est clown dans un cirque et la déception est là.
Personnellement j'y vois clairement une scène de coming out. C'est peut-être une névrose personnelle mais ça me parait d'une clarté telle que j'ai du mal à croire le contraire. Le dialogue Coluche-De Funès est d'ailleurs à tomber :
Coluche : "Ca te fait de la peine, papa ?"
De Funès : "T'inquiète surtout pas !"
Coluche : "Ah bon..."
De Funès : "mais j'aurais aimé l'apprendre autrement"
Coluche : "j'ai essayé de t'en parler plusieurs fois.."
De Funès : "Ca fait longtemps que tu .. tzatzatza"
[...]
on passe par l'histoire du choix, etc ...
et à la fin la dernière phrase quand le père l'a rejeté et est parti :
Coluche : "et le spectacle continue..."
voila, la vie continue même après une telle découverte et un rejet, j'ai toujours trouvé cette scène très marquante.
Je me suis toujours demandé si je sur-interprétais pas cette scène avec mon vécu personnel (ou non vécu dans ce cas particulier), interrogé sur la chose S. m'avait déjà dit que oui... mais pourtant à ne pas l'y voir.
Et voila, avec la présentation des saisons du TCE et de l'opéra comique, on arrive presque à la fin de la liste des maisons qui offrent des choses intéressantes.
Je ne parlerai évidemment pas comme chaque année de l'opéra de paris, qui ne propose strictement rien d'intéressant, si ce n'est une reprise de platée à laquelle j'irai bien évidemment...
En italique encore ce que je ne suis pas sûr d'aller voir.
16/01/10Favart : The Fairy Queen de Purcell par Les arts florissants (Willam Christie)
13/03/10Favart : Conférence sur Grétry
15/03/10Favart : L'amant Jaloux de Grétry par Le cercle de l'Harmonie (Jérémie Rhorer)
16/03/10Favart : Zémire et Azor de Grétry par L'ensemble Lunaisiens
20/03/10Favart : Sancho Pança de Philidor par La sinfonie du Marais (Hugo Reyne)
13/04/10Favart : La provençale de Mouret et La fille mal gardée de Favart et Duni par l'Ensemble des Menus-Plaisirs du Roy (Hugo Reyne)
Je vais faire d'une pierre deux coups avec cet article : on va détailler les saisons Cité de la musique et Pleyel.
C'est bien triste cette année pour la cité de la musique et pleyel, je pense que je n'aurai pas plus de 4 ou 5 concerts en tout.
En italique, les concerts qu'il "serait bien de voir" mais que je ne suis pas sûr d'aller voir moi.
En barré, les concerts qui entrent en collision avec d'autres :(
05/10/09Pleyel : Theodora de Haendel par les Gabrieli consort and Players (Paul McCreesh)
10/10/09Pleyel : Armida de Vivaldi par Concerto Italiano (Rinaldo Alessandrini)
12/10/09Pleyel : Les saisons de Haydn par L'orchestre révolutionnaire et Romantique (Sir John Eliot Gardiner)
20/10/09Pleyel : Susana de Haendel par les Arts Florissants (William Christie)
03/11/09Pleyel : Les Hébrides de Mendelssohn concer et symphonie 3 de Schumann par L'Orchestre des champs Elysées (Philippe Herreweghe)
17/11/09Pleyel : Motest de Lully, Desmarest, Rameau et Campra par les Arts Florissants (William Christie)
22/11/09Pleyel : La Flute Enchantée de Mozart par Akademie für Alte Musik Berlin (René Jacobs)
18/05/10Pleyel : Airs de Haendel, Sartorio et Giacomelli par Venice Baroque Orchestra (Andrea Macon)
08/11/09Cité-Musique : air, symphnie, concertos de Gluck, Haydn et Mozart par les Arts Florissants (Jonathan Cohen)
04/05/10Cité-Musique : Acis & Galatée de Haendel par New London Consort (Philip Pickett)
Deux concerts à la cité de la musique cette saison, dont je ne suis pas sûr en plus de vouloir y aller ... contre 8 coups de coeur pour la saison 2008-2009 .. c'est la crise !
Après quelques courses cet après midi, je rentre tranquillement chez moi, mon téléphone mobile était éteint (plus de batterie)...
Je mets mon gros chargeur au cul du portable, tout ce jus qui lui arrive .. bien ne nous égarons pas ...
une fois que la recharge a été démarrée, je rallume quand même mon portable, et là .... plus de réseau. Je m'étonne un peu, je me demande ce qu'il se passe. Une fois la batterie rechargée j'éteints tout ça, je rallume, pas mieux...
Je sors la carte SIM de mon téléphone, et la mets dans un autre : pas mieux ...
Donc ça ne vient pas de mon matériel, peut-être mon abonnement ? En tout cas, je ne crois pas à une panne générale du réseau, ça serait énorme. Je téléphone donc au service client et là .... kafka est de retour !
Kafka : Service client Arc-en-ciel bonjour, Amadis: Bonjour, je vous appelle car je n'ai aucun réseau sur mon mobile Kafka : ben oui, c'est normal Amadis : pardon ? comment ça ? Kafka : bah... voyons monsieur, votre carte sim est périmée ! Vous le savez peut-être pas, mais les cartes sim c'est comme les boites de petits poids, y a une date limite Amadis : quoi ? mais comment ça se fait ça, j'ai un forfait, pas une carte pré-payée ..?? Kafka : mais bon, mais c'est évident voyons ... votre carte Sim date de plus de 10 ans ! vous l'avez depuis fin 2001 ! Amadis : et alors ? où est le problème ..?? et si ça arrive à expiration pour je ne sais quelle raison, vous pouviez pas me prévenir ? Kafka : bah ... je suis justement en train de vous prévenir là ! Il faut téléphoner au service client quand c'est comme ça Amadis : QUOI ???? mais je suis bloqué là... Donc faut attendre que votre téléphone se bloque pour téléphoner au service client quand la ligne est bloquée ? tout ça parce que la carte sim est périmée et que vous ne prévenez pas ? pourquoi vous ne prévenez pas d'ailleurs ? Kafka : Bah ... voyons on peut pas prévenir ! c'est impossible ! Amadis : quoi ??? et vous pouvez pas développer un logiciel qui stocke dans une base la date de sortie de toutes les cartes sim et envoyer un courrier automatique aux clients qui les préviens que dans quelques semaines leur cartes sim va arriver à expiration ? Kafka : bah non, c'est impossible ça ! Amadis : ??? mais ne vous foutez pas de moi !! C'est quand même pas impossible de développer un logiciel qui une fois qu'une carte à atteint 10 ans de vie, d'envoyer un courier à son propriétaire !! Kafka : oh là là là !!! attention, mais c'est pas si simple que ça, c'est très compliqué, la date d'expiration dépend du forfait, du téléphone, de chaque opérateur, de caractéristiques particulières, etc.. Amadis : et alors ??? il suffit de renseinger tous ces paramètres et les logiciels sont faits pour ça ! C'est quand même fou de devoir attendre de se retrouver bloqué pour demander à être débloqué ! Kafka : mais je vous envoie gratuitement une nouvelle carte dans les 48 heures en urgence, enfin, 72H car demain c'est dimanche... Amadis : oui, bah encore heureux ... Mais pour cette histoire de logiciel, faites remonter ça à votre hiérarchie, c'est quand même incroyable.
formules de politesses de base; merci au revoir !
Donc voila ... les cartes sim peuvent se périmer, sans qu'on vous prévienne, et pour ça, faudra payer un appel au service client pour en réclamer une autre, car ils ne sont pas capables de savoir quand la carte sim d'un client arrive à expération...
Hier je discutais en très charmante compagnie avec un "stagiaire" au Centre de musique baroque de Versailles qui m'a appris qu'ils avaient dévoilé leur saison 2009 ...
Voici donc ce que j'en retiens et que je vais donc voir :
04/10/09CMBV : Symphonies de Mondonville, Saint-George, Rigel, Dauvergne par le Concert D'Astée (Emmanuelle Haïm)
10/10/09CMBV : Récital Salieri, Sacchini, Gluck et Grétry par Les Nouveaux Caractères (Sébastien d'Hérin)
17/10/09CMBV : La Belle et la Bête de Grétry par Ausonia (Frédérick Haas)
10/11/09CMBV : L'Amant jaloux de Grétry par Le Cercle de l'Harmonie (Jérémie Rhorer)
21/11/09CMBV : Céphale & Procris de Grétry par Les Agremens (Guy van Waas)
Le problème c'est le dernier concert, il est en conflit avec un concert au TCE : Berenice de Haendel .. théoriquement j'ai la place pour le TCE et rien encore pour le CMBV, je pourrais donc ne rien faire, et laisser comme ça. En plus, ça sera enregistré par Ricercar ce concert, donc aucun raison d'y aller autre que le plaisir de voir ça en live ... et c'est pas rien.
D'un autre côté, cet oratorio de Haendel est inconnu pour moi. Je ne sais pas ce que je vais choisir encore
Ce qui devait arriver est, comme on pouvait s'en douter, arrivé...
Enterrement vendredi 15H... (a 4H de train de paris :()
C'est pas très arrangeant et pour y aller ça va pas être simple.
Je suis partage entre y aller et ne pas y aller pour plusieurs raisons.
D'un cote les enterrements c'est fait uniquement que pour les vivants, pas pour les morts.
De plus, je n'avais pas assisté non plus à l'enterrement de ma grand mère maternelle.
De fait, ca fera un plaisir énorme à ma mère si je ne "peux" pas assister a l'enterrement de ma grand mère paternelle qu'elle n'aimait pas bcp
Enfin, vendredi soir j'ai un concert (le Requiem de Mozart ... pour le coup, c'est de circonstance).
Ca me rappelle que lorsque mon grand père paternel avait ete enterre j'avais aussi un concert le soir meme et que j'avais reussi à y aller (enterrement à 11H, train à 14H, concert à 19H30)
Alors évidemment, je peux faire croire que le boulot me retient vendredi et donner une fausse excuse, car de toute évidence, le boulot ne me retiendrait pas si je demandais à ma chef de m'absenter.
Je ne pensais pas écrire un article sur le concert de ce soir tant je pensais (et à juste titre) qu'il serait chiant, d'une placidité absolue et donc inutile à ce que j'en fasse un rapport.
Mais finalement, puisqu'il est arrivé quelque chose de surprenant : quelqu'un m'a parlé !
En effet, pendant l'entr'acte, j'étais en train de lire mon livre : Michael Tolliver est Vivant d'Armistead Maupin, qui se trouve être le dernier épisode des Chronique de San Francisco.
Ma voisine de droite alors se tourne vers moi et me dit : "excusez-moi, que lisez-vous ?" Fluctuant entre l'agacement et l'embarra, je referme mon livre et lui présente la couverture (on y voit une photo du golden gare de san francisco).
Je repars alors dans ma lecture, et elle revient à la charge en me disant : "ah, mais c'est loin de ce qu'on écoute ce soir..."
J'ai trouvé la remarque affligeante ... Comme si on ne devait lire ce soir que des livres qui avaient rapport aux concertos de Vivaldi, Bach ou Mendelssohn, ou alors une critique comparée des interprétations sur instruments d'époque ?
Et elle de continuer : "et ça parle de quoi ?"
Je lui explique qu'il s'agit d'un roman, qui raconte l'histoire d'un groupe de gens, amis vivant à san francisco au cour des années 70/80 et que ce livre en est la conclusion et se passe de nos jours .. (Heureusement, elle ne m'a pas demandé de lui faire la biographie de l'auteur)
Je me replonge donc dans ma lecture, quand elle me rattrape en disant : "et sinon, le concert de ce soir, cette première partie vous en avez pensé quoi ?"
Là, ça commençait sérieusement à m'agacer, car je lui avais rien demandé à celle là, et je trouvais relativement impoli d'interrompre quelqu'un dans sa lecture. Je claque donc le livre pour lui faire comprendre qu'elle me fait chier et le case contre ma jambe.
Je lui explique donc ce que j'ai pensé du concert : que c'est poli, joli, mimi, et qu'à part deux violons que j'ai trouvé désaccordés (enfin, à mon oreille évidemment, pas à celle des instrumentistes manifestement vu qu'ils n'ont pas chercher à se raccorder) c'est agréable...
Elle me dit alors qu'elle trouve pas ça trépident, et moi de lui faire remarquer qu'en effet, il ne s'agit pas d'une interprétation à l'italienne, mais plutôt à l'allemande (c'était Concerto Köln qu'elle découvrait ce soir et me demandait s'il s'agissait bien de la ville de Cologne).
Elle m'a tenu le crachoir sur les salles parisiennes, les prix, la diversité des publics, et mon accent, mon boulot, et si j'aimais seulement écouter, ou même faire de la musique ... j'ai failli craquer !!
Heureusement, l'entr'acte s'est terminé, et à part quelques questions au moment d'aborder le concerto pour 3 pianos de Mendelssohn, elle me demande : "mais ce sont des clavicordes non ?" et moi de lui assurer que c'était bien des pianos, mais des piano-forte ! Et d'insister : "ah non ?? ce sont vraiment des cordes frappées ? pas pincées ??, mais alors c'est l'ancêtre du piano qu'on entend..." et oui ....
La fin du concert arrivant, je prends ma petite photo traditionnelle (une tradition vieille de 6 mois au moins !) où je prends ma photo du concert, et elle de me dire (de façon ironique et pas méchante même si j'ai pas apprécié) : "ah, mais en plus vous êtes un petit poison" (j'avais même mal compris au milieu des applaudissements), je lui demande le quoi--du-pourquoi ... et elle me dit : "vous prenez une photo, c'est interdit", je lui ai poliment répondu que je m'en tamponait le coquillard ! la preuve :
Michael Tolliver a bien vieilli 3/3 (premier tableau)
Enfin, le pas attendu dernier article sur mes vacances aux Etats Unis faisant suite au premier(Columbus - OH) et au deuxième(Chicago - IL)... J'avoue y être un peu poussé par l'actualité cinématographique et les prochaines sorties.
Je découperai en deux articles tellement la somme de photos que S. et moi avons prises est énorme et que je veux en montrer le maximum.
Nous sommes donc arrivés à San Francisco le jeudi 16 octobre 2008. Déjà on sent la ville totalement différente des autres villes Américaines par le fait que les transports en commun sont très développés, très utilisés, et pas que par les couches les plus basses et pauvres de la population. Un RER (le BART) mène de la banlieu et aeroport au centre ville, et une fois dans la ville c'est beaucoup de bus, un peu de métro et pas mal de marche à pied quand même pour les touristes.
La légende :
1 : La marina, predisio et Fort Mason
2 : Pacific Heights et Japantown
3 : Fisherman's wraf
4 : North Beatch, Telegraph Hill et Russian Hill
5 : Union Square et Nob Hill
6 : Chianatown
7 : Financial District
8 : Civic center et SoMa
9 : Castro et Mission
10 : Golden gate park et Haight-Ashbury
Nous logions dans le 5, la première soirée nous sommes allés manger à Chinatown avec notamment les portes du quartier (mauvaise photo, S. n'avait pas pensé à emporter son appareil, il a fallu faire avec mon portable qui la nuit ne donne rien) :
Le lendemain, journée dédiée aux chroniques de San Francisco : Visite de Russian Hill, Telegraph Hill et Nob Hill à la recherche de Mme Madrigal, Michael et Mary-Ann et Brian. En fait, il faut savoir que San Francisco, c'est la ville aux collines (hill), et là ce ne sont pas les collines parisiennes à la Montmartre ou Pyrénées ... Ca c'est de la petite colline de pédé à côté des rues de san francisco avec des pentes atteignant facilement les 30% de déclinaison :
Donc nous avons commencé notre journée en longeant Market Street jusqu'à l'embarcadère où l'on voit l'un des deux ponts de la baie (celui qui va vers Oakland). Nous avons ensuite longé la jetée, jusqu'à arriver au pied de Telegraph Hill et de ses célèbres Filbert steps avec comem point de mire la Coit Tower (pas de jeux de mots vaseux, merci) :
Pour les lecteurs des chroniques de San Francisco, on a tout de suite compris que même si Barbary Lane n'existe pas, on la découvre inévitablement ici. J'ai pris cette photo, car dans mon imaginaire, la pension de Barbary lane était là à Napier Lane :
Ce n'est qu'en lisant mon guide que j'ai appris que c'était très probablement à cette rue là qu'avait pensé Armistead Maupin en écrivant ses Chroniques. L'autre rue possible est Macondray lane (un ilot de paix dans cette ville) :
Le plus troublant c'est qu'il n'existe pas de numéro 28 sur Macondray Lane, il y a un 30, un 26 ... mais pas de 28 ? Toujours est-il que grace à mon guide j'ai pu aller voir l'ancienne petite maison d'Armistead Maupin au 60-62 Alta street :
Nous sommes ensuite montés jusqu'à la colline sur laquelle a été érigée la Coit Tower
de laquelle on a une merveilleuse vue sur San Francisco :
Nous sommes descendu en direction de la tour Transamérica et de la pyramide, symbole de San Francisco s'il en est :
pour nous diriger vers Washington Square Park avec l'église des italiens : L'église Saint-pierre-et-saint-paul sur laquelle on peut lire les deux premiers vers du Paradis de Dante : La gloria di colui che tutto move / per l'universo penetra, e risplende ( La gloire de celui qui connait toutes chose / atteint et illumine l'univers ) :
C'est là que nous avons mangé, dans le quartier Italien. Nous étions en train de diner (en pestant contre la lenteur du service quand regardant de l'autre côté de la rue, je vois stupéfait un établissement (un café) du nom de ma famille côté italien. Je savais que le frère ainé de mon arrière grand père avait fait fortune en devenant restaurateur aux états unis pendant l'entre deux guerres, mais je pensais pas tomber sans le savoir sur un des établissements de ses descendants... Je n'ai pas osé y aller toutefois pour deux raisons : primo, pas sûr qu'il s'agisse bien de la même famille, secundo : c'était peut-être une chaine, et le gérant n'aurait probablement aucune connaissance de l'histoire de ce nom ... Mais ça a quand même été une sacrée surprise.
Nous avons alors repris nos visite avec Lombard Street (une scène d'un James Bond se passe là je crois bien) :
Où nous voyons clairement que nous sommes bien de l'autre côté sur Russian Hill qui a une belle vue, du coup, sur Telegraph Hill et sa tour :
Nous sommes repartis à pied vers notre hotel en laissant derrière nous l'ile d'alcatraz :
Pour arriver quelques blocks avant notre hotel sur la fameuse Grace Cathedral :
Avec ses portes qui sont copies de celles du baptistère de Florance en Italie :
et son labyrinthe à l'intérieur, copie de celui de Chartres dont j'avais déjà parlé :
Or donc hier j'étais à la première de la reprise des Noces de Figaro de Mozart au théatre des champs élysées, accompagné cette fois ci par Les musiciens du louvre, dirigés toujours par l'exceptionnel Marc Minkowski.
Alors que dire de cette soirée, que ce brave garçon a amené maman, lui a acheté le programme et est allé faire son travail :) c'était mimi tout plein :) En fait ce qui m'effraie toujours quand je vois Minkowski et maman minkowski ensemble, je me vois dans 20 ans avec ma mère à moi l'amener à l'opéra etc etc ... brrrrr
Bon, sinon comme c'était soir de première y avait du people de sortie, quelques ministres, des grands patrons, et tout le monde qui se claque la bise ... pffff j'ai même pas pu faire la bise à Roselyne .. :(
Bon, ça c'était côté spectateur, côté scène : encore un seul et unique mot : GRANDIOSE ! (mais avec un seul O cette fois-ci)
Pourquoi qu'un seul O ? : ben à cause de Figaro justement. Je ne l'ai pas trouvé exceptionnel (pas mauvais non plus ceci-dit) et la comtesse et suzanne bizarres aussi ... un petit quelque chose qui fait que ça fait pas tilt ...
Mais par contre, ces trois protagonistes (et les autres) avait une qualité rare, qui associée à une mise en scène merveilleuse donne le plus excellant des spectacles : une qualité de jeu d'acteur rarement atteinte par des chanteurs lyriques !!!!!
D'habitude l'opéra c'est du chant théatralisé, ici nous avions du théatre chanté !! Et quel théatre évidemment : Beaumarchais déjà à la base. Je n'avais pas pensé que je rirais autant du seul texte. Ca faisait un moment que je ne l'avais plus en mémoire, et je l'ai redécouvert pour mon plus grand bonheur et celui de mes zigomatiques.
Mais en plus ce soir, j'ai ri du jeu d'acteur, de leur comique de posture, de visage, d'expression ... bref, du grand art !
Celle qui a remporté tous les suffrages de nos élus (enfin, pas les ministres, ils sont pas élus), c'est la grande, merveilleuse et hyperbolique Anna Bonitatibus ! Voix, expression, jeu d'acteur, présence ... la perfection !!!
Donc grande et belle soirée que j'ai finie au resto avec la compagnie la plus charmante que je ne pouvais espérer ... et comble du bonheur, comme j'ai une chance de cocu (faut bien que ça serve : je t'aime mon chéri) j'ai pu attraper le dernier métro après un super bon repas !
Du spectacle comme ça... on en voudrait tous les jours...
Licida m'a devancé sur ce coup mais bon je vais faire quand même ma partie à moi séance tenante :
J'ai donc reçu le programme de souscription des concerts pour la saison 2009-2010... Il me semble que c'est plus tôt que l'année dernière.
Voici donc (comme l'année dernière) les concerts que je vais voir au TCE (première partie), en italique ce dont je ne suis pas encore sûr d'aller voir vraiment :
25/09/09TCE : Requiem de Mozart par Orchestre du XVIIIe siècle (Frantz Brüggen)
18/10/09TCE : Andromaque de Grétry par Le concert Spirituel (Hervé Niquet)
19/10/09TCE : Israel In Egypt de Haendel par Concerto Köln (Pierre Cao)
14/11/09TCE : Ezio de Haendel par Kammerorchester Basel (Attilio Cremonesi)
21/11/09TCE : Berenice de Haendel par Il Complesso Barocco (Alan Curtis)
02/12/09TCE : Athalia de Haendel par Kammerorchester Basel (Paul Goodwin)
09/12/10TCE : Magnificat de J.S. Bach par Akademie für alte Musik (Hans-Christoph Rademann)
14/12/09TCE : Recital Vivica Genaux et Vivaldi par Europa Galente (Fabio Biondi)
30/01/10TCE : La Cenerentola de Rossini par Concerto Köln (Michael Güttler)
04/02/10TCE : Symphonies 4 et 7 de Beethoven par l'Orchestra of the age of Enligthenment (Vladimir Jurowski)
02/04/10TCE : Trauermusik de J.L. Bach par Akademie für alte Musik (Hans-Christoph Rademann)
30/06/10TCE : Semele de Haendel par Les Talents Lyriques (Christophe Rousset)
03/07/10TCE : Ein deutsches Requiem de Brahms par Concerto Köln (Pierre Cao)
Finalement, j'ai conjuré le sort d'hier juste ce soir !!!
Frustré de n'avoir rien pu faire (du moins rien de bien niveau sexe) hier et surtout pas avec un mec potable, j'ai pas dit non quand un nouveau venu s'est présenté à moi cet après midi sur rezog.
Le dialogue s'engage des plus simplement et classiquement : "tu cherches ? oui ? quoi ? etc ..."
Il me répond alors qu'il est passif et qu'il a envie de se prendre un truc comme ce que je lui montre en photo (pas besoin de faire un dessin, c'est une photo de moi prise pendant un moment -- rare -- de grande forme de ma part).
Il m'envoie avec deux autres photos de lui qui me permettent de découvrir un mec tout droit sorti d'un magazine Tétu ... J'ai un peu de mal à y croire, mais bon, un mytho de plus ou de moins, ça fera pas grande différence, j'accepte donc la rencontre, et celui-ci de me demander si je connaitrais pas un autre actif par hazard car il a grande envie de faire un truc à trois. Je lui recommande alors mon voisin que je sais être bon actif (mon cul en garde un certain souvenir), et en plus chaud comme la braise ce qui compensera le fait que je suis quand même un sacré mauvais coup...
Toutes les petites affaires s'arrangent donc et nous nous donnons rendez-vous chez moi à 18H15.
Mon voisin T. arrive à 17H50 et nous attendons donc notre passif possiblement bombasse devant l'éternel. Il arrive pile à l'heure dite et sitôt mis à l'aise de ses habits de travail, on découvre que c'est une vraie planche d'anatomie... un vrai modèle de musculation, une perfection comme on peut les voir sur les photos retouchées des magazines en papier glacé, sauf que là il était vraiment réel !
La séance a été chaude et très agréable, surtout grâce à T. qui a maintenu sous pression notre bo gosse en le prenant dans toutes les positions possibles et imaginables, pendant que j'essayais de tirer péniblement sur mon élastique ramolli.
C'est alors que les choses sérieuses ont pu commencer : tournante l'un après l'autre dans la place, dans toutes les positions : sur le dos, en levrette, en s'assayant sur moi, etc etc ...
Le meilleur est arrivé quand nous sommes allés sur le lit, où on a fait un truc que j'ai bien : j'étais assis, et lui à quatre pattes me suçait pendant que mon voisin lui limait le cul avec une rage et une passion qui le faisait gémir de plaisir...
Au final, et chaud comme la braise que nous étions tous les trois, nous avons fini dans une position acrobatique tous les deux en même temps en lui ... C'était particulièrement excitant de sentir les va-et-viens, les coups de reins et le pilonnent constent de mon voisin ; son sexe glissant contre le mien au plus profond de notre merveilleux sportif passif.
Cela faisait un moment que je n'avais plus baisé avec autant de plaisir et avec deux très beaux garçons à la fois !
Comme quoi, je ne fais pas que me plaindre sur mon blog... ça change !
Or donc hier après midi, S. et moi sommes allés à Sun city pour nous sortir un peu.
Comme je pouvais m'y attendre, ça a été comme d'habitude : des jeunes poufiasses/pétasses qui se croient les plus beaux mecs du monde (même s'ils le sont à mon gout), et des vieillasses grabataires décaties... Le comble de la mesure est atteint lorsque des moches font la parade du paon comme s'ils étaient beaux ...ridicule !
Oh évidemment, il y avait bien quelques anciens amants, mais ils n'avaient plus l'air d'avoir envie de moi, je faisais des sourires à de jolis minous d'une vingtaine d'années, mais même s'ils tournaient la tête poliment vers moi, je ne sentais rien venir de leur part.
J'ai donc tourné et tourné pour ne rien trouver ...
Je commençais à me dire que c'était complètement mort, quand je tombe sur un asiat dans le mini labyrinthe (j'ai un petit faible pour les asiats au grand dam de S. qui les trouve moche ... chacun ses gouts)
On rentre en cabine, il est pile poil comme j'adore : bien glabre, la peau bien tendue et ferme .... et plus micro bite que ça jamais vu ... J'essaie lui mettre du gel pour aider mes doigts à passer, mais plus serré que ça .. jamais vu non plus.
Je lui donne du poppres, rien n'y fait ... bref, je finis par me branler, et lui jouis sur la jambe, il avait l'air tout content, moi bof, j'airais aimé faire plus ...
Bref, j'en sors tout en sueur, direction la douche, retrouver S. et partir. Je me dirigeais donc vers la sortie quand S. me rattrape, je discute donc un peu avec lui en lui racontant ce qui précède. Et là, la malédiction s'accomplit !!
Pendant que nous discutons, un petit minou d'une 20aine d'années se pose devant moi, me fait un gros sourire et me demande si je veux aller en cabine ..... MMMMERRRRRDDEEEEE !!!! mais pourquoi ça m'arrive quand j'ai baisé 5 min auparavant ???
Je me vois donc contraint de dire non à un joli garçon après qui j'ai couru après toute l'après midi .. : maudit !
Je pars à la douche, et à peine revenu, il avait disparu, il a pas dû apprécier la veste ou le rateau qu'il s'est pris ... alors que ça n'en n'était même pas un ... dommage
Qui a dit que ce blog était en déshérence ? Bientôt la fermeture si pas de nouvelle entrée...
Or donc, jeudi j'assistais au Ritorno di Tobia à Poissy par l'orchestre de l'age des lumières dirigé par sir Roger Norrington avec : Ann Hallenberg, Christopher Maltman, Andrew Kennedy, Lucy Crowe et Grace Davidson.
Bon, on va faire rapide parce que cet article était juste fait pour montrer que je n'étais pas encore mort : résumé du concert : GRANDIOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOSE !!!
j'avais acheté le CD par Spering, mais en écoutant ce soir cette oeuvre je n'arrêtais pas de me dire : "tiens, cet air là est grandiose, tiens, celui là aussi, tiens, encore un autre, je m'en souvenais pas ... "
bref, tous les airs étaient formidablement bien interprétés.
Cerise sur le gateau : enregistré (pour un futur cd ? ) et filmé par mezzo !!
Diffusion sur mezzo le 13 mars si l'andouille de directeur du théatre a dit vrai ce coup ci ...
Satisfecit particulier tout de même pour le directeur toujours aussi andouille, mais bcp moins chiant et encombrant que la dernière fois. Du coup, le concert étant aussi moins long, nous avons été libéré à 23H30, j'ai donc pu avoir un train pour paris à une heure descente.
En lisant le blog de Greg-kun !!, j'ai découvert un truc tout bête : un jukeboxe qui lit les morceaux de musique qu'il a sélectionné ...
Pour le vrai radioblog ci dessous cliquez sur "pop-up" pour conserver la fenetre tout au long de la navigation et pour que ça marche pour tout le monde : cliquez sur POP-UP.
De plus, pour référencer tous les articles et les extraits musicaux associés j'ai écrit une page qui reprend tout ça pour ceux qui serait intéressés pour trouver la source et se procurer l'enregistrement originel.Enfin, pour ceux qui ne veulent/peuvent pas utiliser le système Flash ci-dessous, il y a une playlist M3U.
"Per me si va ne la città dolente,
per me si va ne l'etterno dolore,
per me si va tra la perduta gente.[...]
Lasciate ogne speranza, voi ch'intrate"
"Par moi on va à la cité dolente,
par moi on va à l'éternelle douleur,
par moi on va parmi la gent perdue.[...]
Vous qui entrez, laissez toute espérance"
Dante, l'Enfer
L'orgueil a plus de part que la bonté aux remontrances que nous faisons à ceux qui commettent des fautes ; et nous ne les reprenons pas tant pour les en corriger que pour leur persuader que nous en sommes exempts.
La Rochefoucaud, Maximes
Lasciva est nobis pagina, vita proba
Si ma page est lascive, ma vie est pure
Martial, Epigrammes
car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le Genre humain ensemble
in Lettre de Vauban à Louvois
Les films que je voudrais voir (c'est pas gagné) :
b. : un p'tit gars sympa quoiqu'un peu bizare parfois .. connu à noël 2002, revu jusqu'en aout 2003 ... maintenant marié et heureux avec son mec ...
B. mon meilleur pote hétéro, connu quand j'étais en seconde. Il est dingue d'opéra comme moi .. nous avons presque les même gouts sur tout (presque : lui il préfère les filles)
J. : un de mes (anciens) amants, maintenant exilé aux US. La perfection tant à l'extérieur qu'à l'intérieur !! pffff pourquoi y a des gens parfaits sur terre ?
Ju. : Le minet TYPIQUE. Ancien collègue de boulot de Xa.
Ro. : un ancien collègue de boulot, bcp trop beau !!! mais bcp trop hétéro :'(
Seb. : une timidité CRAQUANTE ! et adorable, le compagnon de piscine
S. : hummmm ... S. voila qqun de bien difficile ... je ressens qqchose de si bizarre avec lui (entre amour et amitié) que c'est bien l'une des rares personnes avec qui je voudrais me mettre en collocation et .. plus ?
Syl. : Un autre de mes amis !! un petit côté snobino-fashion très bien employé alié à un dosage timidite/exhubérance particulièrement bien maitrisé.
X. : L'un de mes plus anciens amis sur paris après Syl et seb. Le charme fou de l'italie
Xa. : Le pote de toutes les sorties, toujours pret à s'amuser, à faire quelque chose, la bonne humeur réincarnée.